REPONSE»iu Roi à la lettre précédente..
à Leutmericz le 7. Juillor.
Mon cber Frere,
J 'ai reçu vos deux lettres du 6we fur le mêinesujet. J’agréez pour ce coup la marche quevous avés faite avec l’armée, mais j’espere, quedès à présent vous ne reculerés plus, asm que vous nevoustrouviéspas aumilieu de la Saxe, fans y penser,il me semble, que le poste de Neuschlbfs étoit asr-sés fort, & vous n’aviées qu'à détacher deuxgrands corps qui eussent pû aller au-devant duGénéral Brandeis, lui faciliter le passage. J’aimaintenant lieu de craindre, qu’il ne soit attaquéde l’ennemi, avant que de vous joindre, parcsque les Hussars m’ont rapporté, qu’ils avoient en-tendu tirer dans les environs de Gabel, ce qui nefauroit être autre chose. Le corps de Hussars quia été détaché contre vous, ne fauroit être auífigrand qu’on le fait, parce que l’ennemi a détachédeux Regimens de Huffiirs pour aller à la villede Nurnberg. Un Régiment campe dans ces en-virons, & trois Escadrons font encore avec l’ar-méc. Quand vous aurtís la farine & l’argent quele Générai Brandeis vous apporte, je vous prieau nom de Dieu de ne marcher plus à reculons,car je vous prédis, qu’il n’y a point de fourrageen Saxe, ainsi en vous y retirant, vous manquerésde tout, & par conséquent tout fera perdu. Noys