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II a trouvé des Huílars dans tous les villages, paroù il a passé, mais il n’a point vû de Pandoures.II n’a point apporté de lettres, parce qu’on lui adit, que j’en aurai demain du côté de l’ennemipar un trompette. II est difficile de déviner lesvues de l’ennemi; car la quantité de troupes lége-res empêchent d’en rien savoir, & l’on ne peutfaire état fur l’avis des campagnards. L’nrmée deDaun doit camper prés deBuntzlau, cela est vrai-semblable, & le corps de Nadasti près de Hirsch-berg, & encore un autre corps s’est, â ce qu’ondit, mis en marche vers Weiswasser,& doit passerdu côté de Zittau. Ce dessein fera bien annéantipar nos mesures.
J s n’ai pas la moindre nouvelles de l’armée duPrince Charles. Un des grands inconvenicns del’armée, c’est que pour faire une marche, il fautque je le sache trente six heures auparavant, afin-quc je fasse prendre le devant aux bagages, enquoi j’abonde. Je les ai fait revoir par un Offi-cier de l’Etat-Major, pour me défaire de leurfupperflu. Cependant il en faut garder beaucoupde ce dont les llegimens ne sauroient se passer. Lesavis que me peuvent donner les Gouverneurs desforteresses en Silésie, me feront bien connoitre lesprojets de l’ennemi ; mais en cas que l’on fassedessein fur cette Province, & surtout sur le Ma-gasin de Scbweidnitz, je vous tromperois, fl jevous disois, dans l’état où je fuis, je pourroiscontribuer à l’empôcber suivant vos ordres. Je fl»