lettre
jî Mr. de Fonqueî , &c.
■ <^4 Brfjlaii, ce i Ja>:V. 17jy.
Je ne suis pas ausiì riche que vous le penses,mon cher ami ; mais h force d’induslrie & deressources, j’ai trouvé mes fonds pour la cam-pagne prochaine , de maniéré qúe tout feraexactement payé d’ici h la fin de Février; j’aipartagé avec vous, & un couple d’atnis, cequi restoit à ma disposition ; ainli vous devezplutôt me comparer au pauvre Irus qu’à l’opu-lent Crésus. Je vous remercie de votre répon-se aux réflexions militaires que je vous ai en-voyées. Je pense comme vous, mais il ne fautsonner le mot de tôut ceci. Les Turcs re-muent ; ils ne resteront pas longtemps les bra*croisés. Le Roi d’Espagne est mourant. Voilàde l’occupation pour ces lâches conjurés quitravaillent h me nuire. Si les gens qui ne portentpoint de chapeaux se tournent vers les Barba-res , toute cette horde difparoîtra, & la Suedequittera par conséquent !a partie ; s’ils se tour-nent vers nos insolents voisins, ils ne pourrontpas s’opposer vigoureusement h moi & aux Cir-concis en môme-temps ; & fi par - dessus toutB 2