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Lettres secrètes touchant la dernière guerre / de main de maître, diviseés en II parties [Friedrich II., König von Preußen]
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j avoit beaucoup de mouvement dans le Canif!des ennemis, & quon jugeoit par leurs feus.quils dévoient avoir changé de position, & mô-me quon les entendoit travailler b des abattis.Le Roi, avant de prendre un parti, voulut lesreconiroître par lui-même ; il se porta entre sis& sept heures du matin fur la hauteur ayec u»corps de huit mille hommes, dont la cavalerieavoit la tête.

Dès quil eut reconnu la nouvelle position d«larmée combinée, il la jugea inattaquable; ilse replia avec son détachement. Les ennemi*mirent quelques corps de cavalerie & jlinfante-rie en mouvement avec du canon; mais leurpoursuite fut si lente & fi foible, quils nen ti-rèrent aucun avantage; elle portoit dailleursfur un point il y avoit peu k craindre pournous ; ils canonnerent quelques escadrons de ca«valerie, mais fans effet.

Larmée du Roi avoit passé la nuit au bivac ;«Ile marchoit depuis plusieurs jours, & elle a-voit besoin de repos; S. M..lui permit de cam-per. Son projet étoit de séjourner le 5 , &de partir dans la nuit du 5 au 6 pour mar-cher en Silésie, fa présence étoit dautantplus nécessaire, que les Autrichiens commen-Çoient b y faire de grands progrès, 11 nyavoit plus rien b craindre pour la Saxe; la fai^son étoit avancée, & les ennemis ne parois»soient nullement disposés b faire une campa»

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