j avoit beaucoup de mouvement dans le Canif!des ennemis, & qu’on jugeoit par leurs feus.qu’ils dévoient avoir changé de position, & mô-me qu’on les entendoit travailler b des abattis.Le Roi, avant de prendre un parti, voulut lesreconiroître par lui-même ; il se porta entre sis& sept heures du matin fur la hauteur ayec u»corps de huit mille hommes, dont la cavalerieavoit la tête.
Dès qu’il eut reconnu la nouvelle position d«l’armée combinée, il la jugea inattaquable; ilse replia avec son détachement. Les ennemi*mirent quelques corps de cavalerie & jl’infante-rie en mouvement avec du canon; mais leurpoursuite fut si lente & fi foible, qu’ils n’en ti-rèrent aucun avantage; elle portoit d’ailleursfur un point où il y avoit peu k craindre pournous ; ils canonnerent quelques escadrons de ca«valerie, mais fans effet.
L’armée du Roi avoit passé la nuit au bivac ;«Ile marchoit depuis plusieurs jours, & elle a-voit besoin de repos; S. M..lui permit de cam-per. Son projet étoit de séjourner le 5 , &de partir dans la nuit du 5 au 6 pour mar-cher en Silésie, où fa présence étoit d’autantplus nécessaire, que les Autrichiens commen-Çoient b y faire de grands progrès, 11 n’yavoit plus rien b craindre pour la Saxe; la fai^son étoit avancée, & les ennemis ne parois»soient nullement disposés b faire une campa»
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