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se trouvera en état de mareher en avant, pen.dant que l'autre se voit réduite à parcourir lemême espace sur lequel elle a rétrogradé.
Comme l’Auteur dans le cours de Touvra-ge envisage le déployemcnt en arriéré commeun mouvement nécessaire, lorsqu’on a derrieresoi un terrein avantageux qu’on veut occuper,il est bon de relever ici son erreur. Pour oc-cuper ce terrein supposé, il faudroit que lesqueues des colonnes ne l'euffent point dépassé;car on doit se rappeller que » selon l’anonyme ,c’est la derniere divifion de chaque deuxièmebataillon qui sert de division d’alignement.Mais il est clair qu’un Officier, pour peu qu’il aitd’intelligence, sentira d’abord que ce sont lestêtes des colonnes qui n’ont pas dÛ dépasser ceterrein. Je veux avec l’Auteur qu’un Généralse trouve h I’avant-garde : Mais je ne l’oblige»rai point à la composer toujours uniformément;je ne le clouerai point h la tête des colonnes00 ; ce fera son affaire de prendre tantôt plusde cavalerie, tantôt plus d’infanterie, de se te-nir plus près ou plus loin de l’armée, en r,i-son de la proximité ou de l’éloignement de Pen-nemi, de la nature du terrein qu’il a à parcou.rir, & des obstacles qu’il peut rencontrer. Son
(*) L’Autcur compose constamment son avant-gardedu mime nombre de troupes, & veut qn’ellc ne devan-ce jamais son armée de plus de 3000 pas.