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connue ; comme j’ai mer raisons pour ne lapoint indiquer , je me contenterai de lui répé-ter , que !a vraie tactique est susceptible detoutes les modifications possibles , qu’elle seplie à toutes les circonstances , qu’elle agitconstamment par les moyens les plus íìmplei,fi qu’elle ne connoît ni inversion ni déploye-ment en arriéré.
L’écueil . le plus ordinaire des faiseurs desystèmes est celui d’ctre en contradiction aveceux-mdmes. Ce malheur arrive souvent à l’a-nonyme. D’après les idées les plus communé-ment reçues , il forme fa seconde ligne h 300pas de la première , & place quatre bataillonsen potence pour former l’interstice des deuxlignes. Mais il ne se souvient pas qu’il comp-te le front d’un bataillon à 150 pas, que parconséquent les 4 bataillons ont besoin de 600pas, & qu’ils n’en trouvent que 300. Pourquoidonc quatre bataillons, puisque deux auroientsuffi? L’art de combiner les moyens, asmqu’ils produisent précisément l’esset désiré, neparoît pas Être connu de l’Auteur. II m’objec-tera peut-être, que lorsqu’il aborde l’ennemi,ses quatre bataillons pourront par une conver-sion subite, non-seulement se poster en ligne,mais même tourner I’ennemi & gagner sonflanc, a cela je répliquerai par ses propres pa-roles : J'exercerai encore quelquefois un ouàx bataillons au plus a faire ensemble des