rêves beaucoup plus qu’on n'est tenté de lui enaccorder : car pour se faire respecter , il fautcommencer par respecter les autres.
Le plan de l’ouvrage intitulé la France poli-tique & militaire, que l’Auteur se propose depublier, est le plus vaste qui ait été conçu de-puis longtems, & suppose pour Inexécution le gé-nie le plus sublime. Après avoir réformé lesmœurs, le caractère, le génie, la tactique, 1»discipline, I’agriculture , te commerce, les finan-ces , la politique des François, en un mot, aprèsavoir détruit de fond en comble le sysiême de. l’ancienne administration & lui en avoir substituéun nouveau ; il jettera un coup d’œil sur les au-tres nations, les appréciera, & les réduira îtleur juste valeur. Gest pour la France que j'é-cris. C est relativement à elle que fexamine
les autres nations• Ainsi celles qu'aucuns rap-ports ne peuvent lier à elle , ont peu de droit àmon attention. . . . Les nations que des rap-ports » de quelque espece qu'ils fuient , lient ouPeuvent lier à la mienne , arrêteront de plusprès & plus long-temps mes regards. Je pe-sterai leurs intérêts , leurs vertus , leurs vi-tes » leurs moyens , leur ressources , tout ce quipeut enfin déterminer la politique de mon paysà leur égard , & surtout éclairer son admini-stration. C’est-à-dire, qtie f Auteur jugera endernier ressort plus de la moitié de l’Univers,¥íí fui rend autant de justice qtul en a rendu V