9 o NOUVELLE ARTILLERIE
chargé seulement d’une livre de poudre et tiré horizontale-ment , lançait sa bombe à 3oo toises 1 , la bombe ne manquaitpas d’éclater. ( Saint-Remi , tome II , édition 1745.)
11.
En 1739, on disposa à la Fère, et en 1740, on éprouva àMetz deux petits mortiers de 8 pouces sur des affûts de ca-non : le tir à ricochet de ces mortiers détruisit promptementun double rang de palissades, ainsi que les hommes postichesplacés dans un chemin couvert ; et quoiqu’on n’eût tiré que desbombes non chargées, l’effet parût si considérable qu’il pro-voqua le rapport que nous citerons au chapitre suivant.( Pièces originales. )
12.
A Metz , en 1740, eurent lieu les épreuves suivantes :
On a fait éclater deux bombes de 12 pouces, posées sur laterre et chargées seulement de 4 livres de poudre (elles en con-tiennent 11 à 12 ) ; les éclats qui ont été nombreux ont été lan-cés à 9, 17, 18, 3o, 32, 60, 80, 90, 200 et jusqu’à 3oo et4oo toises.
Deux autres bombes de 12 pouces aussi posées à terre ontété chargées seulement de 3 livres de poudre ; leurs nombreuxéclats ont été lancés à 18, 21, 71,80, 100, io3, 120, i3o,i5o, 160 et 200 toises.
Deux bombes de 8 pouces, chargées seulement d’une livrede poudre (elles en contiennent 4) ■> ont été posées à terre ;leurs nombreux éclats ont été lancés à 1, 2, i3, 14? 4°5 7°>80, 100, i3o et i5o toises.
On a ensuite envoyé quelques-unes de ces bombes, à la dis-tance de 60 et 160 toises; quoique tombant alors de très-peu