PROPOSÉE POUR LA MARINE. 91
haut, elles s’enfoncaient de 2 pieds en terre , elles faisaient unentonnoir de 4 à 5 pieds de diamètre, et leurs e'clats étaientlancés jusqu’à 3 oo et 35 o toises. ( Mémoire de Valliere. )
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En 174g ? M. Leduc à Strasbourg , et M. de Valliere àBerg-op-Zoom , essayèrent avec succès de tirer des bombesavec des canons en les attachant à la bouche de la pièce.( Archives de Vartillerie. )
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On essaya aussi à cette époque de tirer à ricochet de grossesbombes de 12 pouces : en les lançant avec la très-faible chargede 16 onces de poudre, elles portèrent à la distance de 180,210, 224 et 254 toises. Avec la charge de 24 onces, on avaitdes portées de 216, 236, 264 et 288 toises. On tirait sousles angles de i 5 à 18 degrés , avec des bombes vides.( Procès verbal original. )
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*** En 1756, l’oflicier anglais commandant l’artillerie de Gi-braltar fit faire un massif de bois de 6 pieds carrés de surfaceet de 3 pieds d’épaisseur : il fit placer à la distance de i 5 overges un gros obusier chargé de 9 livres de poudre, et lançatrois obus ou bombes de xo pouces. Sur les trois obus, deuxne frappèrent que le but-, mais le troisième traversa tout lemassif de bois et s’enfonça encore de 5 pieds dans un banc desable fort dur. ( Ouvrage anglais de Falconer. )
Ce fait démontre avec une grande évidence, quelle force depénétration peut avoir une bombe lancée horizontalement,(10 pouces anglais ne font que 9 pouces 4 lignes 7 points enmesures françaises).