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n’en avons rencontré aucunes qui puissent les infirmer; à me-sure qu’on en fait de nouvelles, on obtient les mêmes résul-tats; et il est bien évident que toujours on les obtiendra, quandon n’omettra pas, en tirant les projectiles creux, les faciles dis-positions convenables à leur emploi.
On pourrait toutefois combattre nos citations, par la citationcontradictoire de quelques bombardemens qui n’ont pas eu detrès-grands effets ; on pourrait dire aussi : que plusieurs essaisde projectiles creux ont eu peu de succès, et que même quel-ques-uns ont complètement échoué ; mais nous répondrions :que lorsque les bombardememens ont été bien faits, ils n’ont euque de trop cruels résultats (i) ; que les essais, qui ont manqué,auraient réussi s’ils avaient été préparés et dirigés convenable-ment ; qu’il serait difficile et probablement impossible , deciter une seule expérience, qui ayant été bien faite, n’ait pasfait obtenir des résultats satisfaisans ; et enfin , qu’un très-grandnombre de faits , ayant démontré incontestablement que lachose est efficace et quelle est possible, il ne peut être élevéaucun doute raisonnable, sur l’efficacité et sur la possibilité.
Nous terminerons ce chapitre, par un tableau indiquant lesdifférences entre les obus ou boulets creux et les bombes,tableau qui fera sentir: combien les accroissemens de calibre ,depuis les obus ou boulets creux ordinaires des calibres de 24
(t) Si 011 disait, par exemple : que lorsque le prince de Saxe-Teschen a fait tireren 1792 , 36ooo projectiles pour bombarder Lille , il n’a détruit qu’une portion dela ville ; nous répondrions qu’à ce bombardement même , il y a eu des effets debombes très-remarquables, et que sur les 36ooo projectiles lancés , il y en avait3oooo qui n’étaient pas des bombes ; ainsi que nous l’apprend l’intéressant ouvrageanglais , publié en 1814 , par le lieutenant colonel Jolin-Jolin.