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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES 167

mais qui serait du calibre de 4$. Cette nouvelle bouche à feupèserait 120 fois son projectile; elle aurait bien plus de stabilitéque la précédente, et elle pourrait tirer à plus forte charge ( 1).

3°. En l’emplacement du canon ordinaire de 24 qui pèse5too livres , on aurait un canon à obus , qui pèserait aussi5100 livres, mais qui serait du calibre de 48- Cette nouvellebouche à feu aurait i45 fois le poids de son projectile , et ellepourrait par conséquent le lancer avec une très-forte charge.

4°. Enfin, le canon ordinaire de 36 serait conservé à l’ex-térieur tel qu’il est aujourd’hui ; mais il serait foré au calibrede 48. Nous verrons au chapitre XXXIV que , pour tirer desprojectiles creux, il serait possible de forer le canon de 36 à uncalibre plus grand encore ; mais le calibre de 48 suffira , et ilconservera l’unité des projectiles à bord. On aurait ainsi unetrès-forte pièce à obus de 48, pesant 201 fois son projectile, etayant une très-grande portée (2).

Au moyen de ces quatre modèles de bouche à feu à obus ,tirant toutes le projectile creux du calibre de 48, et ayant lesmêmes poids que les pièces actuelles, on aurait pour l’armementdes vaisseaux de ligne et des frégates , un système d’artilleriequi aurait une grande uniformité , une grande commodité,une grande puissance , et qui serait pour les projectiles creuxde 48 ce qu’est celui que nous avons proposé au livre troi-sième , pour l’artillerie tirant des boulets massifs de 36.

(1) Nous disons ici canons à obus, parce que si nous disions obusiers ce serait rap-peler une bouche à feu sans longueur , sans force et sans justesse ; et que si nousdisions canons à bombes , on nous objecterait qu’un projectile creux du calibre de 48est un obus et non une bombe.

(2) Au lieu d’employer le canon de 36 foré à 48, on pourrait remplacer cette bou-che à feu très-lourde, par le canon à obus de 48 ayant le poids du canon ordinaire de24» ce qui procurerait un allégement considérable à bord, et par suite uneplus grandecommodité et uneplus grande célérité dans le tir.