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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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DES NOUVELLES ARMES.

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CHAPITRE XXX.

Suite du précédent. Détails spécialement relatifs au canonà très-grosses bombes.

On a jadis lancé des bombes d’une grosseur excessive. Lesmortiers français ditsàla Comminge, en tiraient dontle diamètrede 18 pouces , correspondait au calibre de 900; ces bombesrenfermaient 48 livres de poudre. Nous avons vu à Moscou un obusier du calibre de 6000 , dont la bombe a 34 pouces dediamètre. Ces monstrueux agens n’ont jamais pu être d’aucunevéritable utilité.

Le calibre que nous avons proposé au chapitre vingt-huitième , pour le gros canon à bombes destiné à des bâtimensnouveaux, n’a pas été celui de i5o (bombes de 10 pouces) ,parce qu’il sera possible d’en manœuvrer un plus considérablequi produira un plus grand effet. 11 n’a pas été non plus celuide a5o (bombes de 12 pouces) , parce que ce calibre serait àla fois incommode et surabondant. Nous avons proposé le ca-libre de 200, dont la bombe ayant 11 pouces de diamètre ,pesera vide i35 livres, et contiendra i3o à 140 onces de poudre,c’est-à-dire 9 fois autant qu’en contient un obus de 24 ; or nousavons vu au chapitre vingt-troisième : que l’explosion d’un seulobus de 24, peut faire courir les plus grands dangers à un vais-seau de ligne.

Un des motifs qui peuvent porter à préférer les bombes de1 x pouces ( sans exclure toutefois celles de dix pouces qui se-raient très - convenables ) : c’est qu’il n’en existe pas de ce