ig8 DÉTAILS ËT DIMENSIONS
détermine l’explosion par les endroits les plus faibles , avantque l'inflammation de la poudre renfermée dans la bombe, aitété vivement excitée par une compression un instant prolongée,d’où il résulte des éclats de fer moins nombreux et moins for-tement lancés.
Les fusées nlétâlliques, en exigeant delà fonte assez doucepour pouvoir être taraudée , apporteront donc en cela, bienmoins une condition gênante à satisfaire, qu’une conditionutile , qui contraindra à n’employer que des projectiles d’unemeilleure qualité et d’une plus grande puissance (i).
Les anciennes bombes ont des anses qui se brisent ; lesbombes qui se font maintenant ont des anneaux de fer traver-sant les trous de menlonnets élevés au dessus de la surface de labombe. On doit ici supprimer ces saillies, qui rencontreraientquelquefois les parois de la bouche à feu, et réserver dansl’épaisseur de la fonte, deux petits canaux préparés dans le mou-lage, et destinés à recevoir des anneaux en corde qui seront suf-fisans pour porter la bombe , et qui seront faciles à remplacer.
Les projectiles creux de 4-8, qui tout chargés ne pèseront
(i) La Fabrication cl’ës projectiles se perfectionne beaucoup en France ; et on voitaujourd’hui sortir dé u'os forgés des produits qui, sous le rapport dé la sévérité destolérances , du poli de la surface, etc , l’emportent , non seulement sur ce qui sefaisait, antérieurement, mais probablement aussi sur ce qui se fait dans les plusbelles usines de l’angleterre. Comme nos bombes seront en fonte de bonne qua-lité, rien ne s’opposerait à ce qu’elles fussent mises sUr le tour pour y êtresoigneusement achevées > ce qui donnerait une sphéricité plus parfaite, et Sup-primerait les éraflures qui frottent dans l’air et rayent lame de la pièce. Ce finide la surface extérieure serait favorable à la justesse du tir , à la vitesse duprojectile et à la conservation de la bouche à feu. Nous empruntons cette idéeà un officier des plus instruits sur cette matière.