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DÉTAILS ET DIMENSIONS
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CHAPITRE XXXII.
Charges de poudre, chargement, munitions, tir , etc.
Jadis la charge de poudre des canons avait un poids égal àcelui du boulet ; elle en fut ensuite les quatre cinquièmes ;puis l’ordonnance de 1572 la réduisit aux deux tiers ; enfinl’ordonnance de 1732 avait conservé cette dernière charge,lorsque Bélidor , en 1739, prouva que la charge au tiers, étaitnon-seulement plus économique et moins incommode par sesréactions, mais encore d’un plus grand effet. Bélidor ne triom-pha pas d’abord , et même il fut persécuté; mais en 1769on adopta la charge au tiers, qui est encore celle en usage (1).
La détermination du poids de la charge de poudre, qui tou-jours doit être faite avec discernement, a besoin d’être calcu-lée plus attentivement encore, dans le cas dont nous sommesici occupés.
Théoriquement la meilleure charge de poudre pour unebouche à feu et un projectile donnés, est celle qui se trouveconsumée en entier, à l’instant où le projectile arrive à la tranche
(1) Une cliarge trop forte est nuisible , et même elle diminue la production d’effet :i*. parce qu’étant plus longue , elle diminue la longueur de la portion de l’âme quiest en avant du boulet ; 2°. parce que la première portion de poudre enflammée estobligée de pousser non-seulement le boulet, mais aussi toute la portion de poudre nonencore enflammée; 3°. parce que le fluide trop abondant passant en.avant du bouletpar le vent qui est autour de ce boulet, réagit en arrière et tend à repousser en senscontraire d’autant plus fortement que le vent est plus considérable ; l\°. enfin lestrop fortes charges brûlent en grande partie hors de la bouche , et sans aucun effet,ainsi que l’expérience le montre par la poudre non consumée qui reste à terre.