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DÉTAILS ET DIMENSIONSobtenir, sans tomber clans aucun des inconvéniens contraires,qui viennent d’être signalés , sont :
i°. De donner sous des angles qui ne soient point trop éle-vés , des portées au moins égales à celles des canons ordinairesde gros calibre, employés par la marine ;
2 0 . De frapper le bord ennemi, avec assez peu de vitesse pourl’ébranler fortement, sans passer rapidement à travers, et pourl’écraser par la masse de la bombe;
3°. De détacher du bord et de lancer dans l’intérieur des bat-teries, de longs éclats de bois;
4°. De loger la bombe dans les membrui’es, de manière qu’elley éclate et y démolisse une large trouée; ou si elle ne s’y arrêtepas, de la faire pénétrer dans l’intérieur du bâtiment, pour yrenverser ce qu’elle y renconti’era, et y produire une explosionqui répandra de toutes parts des feux incendiaires et des tour-billons de fumée.
Pour déterminer le poids des charges de poudre, qui satis-feront à ces conditions et conviendront à nos canons à bom-bes, nous continuerons de procéder, par l’examen des résultatsconnus de l’expérience usuelle; sans nous jeter dans des cal-culs, qui seraient par eux-mêmes très-difficiles,que nous serionsd’ailleurs hors d’état de bien faire, et qui lors même qu’ils se-raient faits le mieux possible, ne seraient point encore satisfai-sans, puisqu’ils ne pourraient reposer que sur des formulesoù la science n’a pas encore trouvé le moyen de faire entrercomplètement toutes les données de la question.
Nous allons donc, dans le tableau ci-dessous, exposer ce qui,dans le service habituel de l’artillerie, se pratique pour les casanalogues à celui où nous sommes placés; c’est-à-dire indiquerle rapport qui est généralement admis, entre le poids de la