DES NOUVELLES ARMES.
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On voit d’après ce tableau : que les charges de poudre usi-tées à la guerre pour tirer les projectiles creux, varient depuishuit vingt-quatrièmes du poids de ces projectiles, jusqu’à unvingt-quatrième seulement, pour des espèces de bouches à
feu, et pour des productions d’effets, qui certes sont très-éloignées de différer entre elles , autant que diffèrent entr’eux
ces poids de la charge
On peut donc affirmer : que les meilleures proportions de la
charge de poudre n’ont pas
définitivement
encore
fixées jusqu’à présent, que ne l’ont été les meilleures propor-
tions de la pesanteur des bouches à feu elles-mêmes, ainsi quenous l’avons fait remarquer au chapitre vingt-huitième.Cependant, quoiqu’on ne puisse faire aucun choix précis, en-
tre des limites aussi étendues que celles des nombreuses pro-portions de charge, qui viennent de nous être indiquées par le
tableau des fixations en usage; et quoique l’on ne trouve quedes secours imparfaits (surtout pour les projectiles creux)
dans les principes théoriques et dans les résultats pratiquesd’expériences , qui sont aujourd’hui connus (i) : toujours est-il
(i) Les principes les mieux établis sont ceux qui ont été exposés par Antoni ,Lombard , Hutton , Willantrois, etc. On pourrait les résumer approximativement,ainsi qu’il suit : — La vitesse initiale du projectile augmente avec la charge de poudre,jusqu’à une certaine limite, au delà de laquelle ( pour une même bouche à feu ) l’ac-croissement de charge donne une diminution de vitesse. — Pour une même chargede poudre , la vitesse du projectile croît à mesure que la longueur de la bouche àfeu augmente ; le rapport de cet accroissement est entre la racine carrée et la racinecubique des longueurs. — Les portées augmentent seulement comme les racinescarrées des vitesses ; à cause de la résistance de l’air , qui est d’autant plus re-tardatrice , que la vitesse est plus grande. — Pour une même charge , les portéesne croissent que comme les racines cinquièmes des longueurs de pièces : par exemple,pour une.longueur double , l’on n’a qu’un septième de portée de plus. — La moindre