FAITS POUR LES NOUVELLES ARMES. 5/ l7
Et quant aux avantages durables etpermanens, nous avonsessayé de faire voir dans les chapitres précédens, qu’ils neserontpas non plus indignes d’attention; et en effet :
i°. La dépense moindre qu’exigeront desbâtimens de moin-dre grandeur, pourra surtout être considérablement diminuéependant la paix, puisque des constructions plus simples se-ront plus promptement préparées au moment de la guerre.
2 °. Nos forêts fourniront les bois nécessaires à un matérielmoins colossal, et les ressources du pays suffiront sans recouriraux étrangers.
3°. Les ports nombreux du commerce, auront assez de pro-fondeur et d’étendue pour devenir utiles aux opérations de lamarine militaire ; et il ne faudra plus que tous lesétablissemensd’une flotte soient construits avec des dimensions colossales.
4°. La défensive prendra vraisemblablement la supérioritésur l’offensive , et les blocus deviendront moins faciles.
5°. Enfin, un avantage permanent d’un ordre supérieur, etqui sera incontestablement décisif pour la France : c’est qu“de petits navires armés de canons à bombes, n’auront pas be-soin de manœuvres aussi savantes que les vaisseaux actuels dehaut-bord ; que les navires à vapeur auront encore moins be-soin d’avoir un équipage expérimenté ; et que par conséquentl’armée navale pouvant employer des hommes beaucoup moinsinstruits que ceux qui lui sont maintenant indispensables, cettearmée sera, pour ainsi dire, en partie composée des mêmessoldats que l’armée de terre ; et que se recrutant alors parmi lapopulation militaire totale, elle ne sera plus restreinte, commeaujourd’hui, aux seuls marins , qui peuvent être fournis par lapopulation des ports.
L’on pourra donc avoir cette espérance : que vingt milliers