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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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3 7 o BATTERIES DE SIÈGE, DE PLACES,

des obusiers de 8 pouces eu usage (i). —Poids de la boucheà feu : égal à celui d’un canon de 24 , c’est-à-dire, 5628 livres}ce qui donne environ 102 fois le projectile chargé (2).—Longueur de la bouche à feu aussi grande que possible ,d’après les épaisseurs nécessaires , calculées suivant les prin-cipes exposés au chapitre vingt - neuvième. — Formes exté-rieures : assimilées à celles des bouches à feu en usage. —Chambre cylindrique ayant le diamètre de l âme d’un canonde 16, et la longueur nécessaire pour contenir la charge maxi-mum (3).—Raccordement de la chambre avec lame : déterminépar un talus au tiers, dont la rencontre avec lame et avec la

à n’avoir qu’un seul calibre d’obusier, ce serait sans doute celui intermédiaire de 3a ;mai* cette détermination ressemblerait à celle de ne vouloir qu’un seul calibre decanons, ou un seul calibre de mortiers.

(1) Quelques points de moins, afin d’avoir un moindre vent de la bouche à t’eu , sanschanger le diamètre du projectile en usage.

(2) On pourrait, avec 5628 livres de bronze, faire un canon à bombes de siège,d’un calibre plus fort que 8 pouces. Avec la très-forte bombe de 10 ponces, parexemple (calibre de i5o),la pièce pèserait encore 5i fois le projectile chargé; mais ilfaudrait pour conserver l’affût, tirer avec une faible charge, qui donnerait moins devitesse , de justesse et de portée ; le service de la bouche à feu serait difficile ; les appro-visionnemens seraient trop lourds pour le transport par terre; et dans un siège, où lalutte n’est pas terminée aussi promptement, ni de la même manière , que dans uncombat naval, on fera plus de mal avec deux bombes de 80 qu’avec une seule bombede i5o. On 11e parle pas d’un calibre intermédiaire, tel par exemple que celui de 100,parce qu’on s’est imposé ici la loi de n’employer que les calibres eu usage.

(3) Il y aurait quelque avantage à donner à la chambre un diamètre égal à celui ducanon de 2.4 ; mais la chambre alors serait trop courte, le recul serait plus grand , etla gargousse ne s’introduirait pas aussi commodément quand on tirerait, avec une chargemoins forte que la charge maximum. On donne à celte chambre quinze points dediamètre de moins qu’à l’âme du 16 ( Voyez table des dimensions ) , afin qu’en em-ployant le meme mandrin pour la gargousse, il reste un peu moins de vide entre celtegargousse et le métal, ce qui diminue le recul.