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Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
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38a BATTERIES DE SIÈGE , DE PLACES ,de place à cause de l’impossibilité qu’il y aurait de placer lacharge dans la chambre, et ils ne peuvent que médiocrementconvenir derrière les embrasures dans lesquelles ils ne peuventpas entrer. On pourra donc, au moyen des nouvelles bouches àfeu, faire très-bien une chose utile qu’on ne pourrait faire qu’im-parfaitement, c’est-à-dire, employer beaucoup d’obusiers àl’attaque et à la défense des places, emploi pour lequel ils offrentplusieurs propriétés fort avantageuses, ainsi que nous le ver-rons dans les chapitres suivans.

Le tir a mitraille dans les obusiers nouveaux de cam-pagne , c’est-à-dire dans des bouches à feu des calibres de 24et de 32, lourdes, longues et fortement chargées , sera par sonabondance , par sa force , par sa portée, par sa justesse, touteautre chose que ce qu’il peut être aujourd’hui , soit dans lescanons de campagne de 4 ? 6, 8 et même de 12 qui ont peude calibre, soit dans les obusiers ordinaires qui sont très-légers,très-courts, et ne peuvent tirer qu’à faibles charges. Les nou-veaux obusiers seront comme de gros canons de siège, tirant descartouches à balles \ et l’on peut prévoir quelle exécution il enrésultera sur le champ de bataille. Voici au reste quelques ré-sultats positifs d’expériences, qui feront connaître à quel pointl’effet de la mitraille s’agrandit à mesure que le calibre aug-

projectiles creux. Une des personnes les plus instruites à cet égard, nous a dit qu’elleétait loin de le savoir. C’est un cas particulier qui peut-être donnerait une solution quine serait pas la même que celle de la meilleure poudre possible pour la charge de labouché à feu. Charge qui, d’ailleurs, exigerait des poudres différentes pour des bouchesà feu différentes, si on tenait à une perfection plus rigoureuse qu’il n’est possible dansla pratique.