DE COTES ET DE CAMPAGNE. ^
vice de l’artillerie de terre , par l’introduction des canons àbombes dans cette artillerie , par le perfectionnement desobusiers , et par l’emploi de ces bouches à feu dans les batte-ries de siège, de places, de côtes , et de campagne.
Les obusiers sont une espèce de bouches à feu , sinon nou-velle, du moins d’un usage très-re'cemment devenu général. Onn'avait pas encore établi pour les obusiers (comme il avait étéfait autrefois pour les canons) une relation convenable entre lepoids du projectile , celui de la pièce , et celui de la charge depoudre qui peut être utilement employée. Les modèles d’obu-siers qui existaient dans l’artillerie française à la fin des der-nières guerres, sont loin d’avoir toutes les facultés que comportela nature de ces bouches à feu. Il sera avantageux que les obu-siers soient aussi lourds que les canons avec lesquels ils mar-chent. Ils conviendra que cette augmentation de leur poidssoit employée à augmenter leur longueur. Il faut qu’ils aientdes obus concentriques, etc. Et les perfectionnemens des procé-dés de fabrication, peuvent ajouter à leur effet. Voyez chapitrespremier et second de cet appendice.
Les obusiers longs proposés procureront à volonté : soit lesfaibles vitesses qu’on obtient des obusiers en usage, soit uneaction vigoureuse comme celle des canons. Ils auront beau-coup de portée, de justesse et de choc. Leur mitraille serad’un effet extraordinaire. Les canons à bombes auront particu-lièrement ces divers avantages , à uti degré infiniment remar-quable, et ils produiront pour l’attaque et la défense des places,