434 EXPÉRIENCES
enfin celles qui, n’étant que secondaires, ne sont pas indispen-sables pour le succès de l’objet principal. Ainsi, par exemple :nous ne parlerons pas des expériences à faire sur les canons de36 égaux en poids à ceux actuels de 24 et de 18 , (et pouvantbien mieux que les carronades, lancer des boulets massifs de 36)parce queles boulets massifs, quels qu’ils soient, ne peuvent pourla marine, entrer en aucuue comparaison avec les boulets creux.Nous ne parlerons pas d’essayer f si les projectiles creux d’uneforme régulière, sont préférables à des projectiles excentriquesde forme bizarre, parce que c’est une question jugée. Enlinnous laisserons, comme choses qu’il est toujours temps d’essayerà loisir, la foule des petites améliorations sur les bouches à feu ,les projectiles, les affûts et tous lesdétails relatifs à leurs formes,dimensions, fabrication, emploi, etc; et nous nous bornerons àproposer les expériences ci-après qui décideraient les ques-tions essentielles.
ARTILLERIE DE MARINE.
Expérience sur les bouches a feu de marineactuellement existantes.
On ferait forer un canon de 36 au calibre de l\S. Ce canonainsi modifié , tirerait des projectiles creux de 48 , comparati-vement avec un canon de 36 ordinaire, tirant des boulets mas-sifs. On examinerait la portée, la justesse et les enfoncemensdans un but en bois. Puis ensuite, en chargeant les projectilescreux, on verrait combien il faut tirer de boulets massifs, et com-bien il faut tirer de boulets creux, pour opérer la destruction
du but. Tous les movens d’exécution sont détaillés au livre
%/
cinquième, ainsi qu’à l’explication des planches, et à la table