Buch 
Nouvelle force maritime, et application de cette force à quelques parties du service de l'armée de terre : ou essai sur l'état actuel des moyens de la force maritime; sur une espèce nouvelle d'artillerie de mer, qui détruirait promptement les vaisseaux de haut-bord; sur la construction de navires à voile et à vapeur, de grandeur modérée, qui, armés de cette artillerie, donneraient une marine moins couteuse et plus puissante que celles existantes; et sur la force que le système de bouches-à-feu proposé offrirait à terre, pour les batteries de siège, de places, de côtes et de campagne / par H.-J. Paixhans
Entstehung
Seite
446
JPEG-Download
 

446

avons rectifié aux tables quelques erreurs de chiffres qui s’étaient glissées à l’im-pression du texte de l’ouvrage.

La planche première montre : i°. les deux bouches à feu de marine, en usage pourtirer le boulet massif de 36 , ayant le poids de 3.5oo livres et de 7190 livres; ainsique les deux nouvelles bouches à feu proposées pour tirer ce même boulet, et ayant lepoids que les canons en usage, de 18 et de 241 c’est-à-dire 4200 et 5 ioo livres.

Les planches deuxième, troisième et quatrième, montrent les trois principalesbouches à feu nouvelles, proposées pour la marine, et renfermant (avec les nombresinscrits à la table ci-après) tous les détails nécessaires à l’exécution.

La planche cinquième donne l’affût proposé pour les canons à grosses bombes. Si,avec les dimensions indiquées pour essai dans cette planche, il arrivait que la mise enbatterie et hors de batterie ne fût pas assez favorisée ; ou si on voulait employer ounon à cette manœuvre des équipages de palans, de bragues, etc., plus ou moins sim-plifiées : on pourrait facilement faire varier les dimensions des roulettes, fusées d’es-sieu, aiguille de pointage, etc. Et on pourrait aussi (soit pour ces motifs soit pourd’autres) adapter sous ce même affût, un châssis composé de deux semelles placéessous les roulettes et faisant système avec l’aiguille. (Voyez le texte de l’ouvrage. )

La planche sixième en montrant l’obusier de 8 pouces à côté du canon à bombes dece calibre, fait voir avec évidence combien la nouvelle bouche à feu proposée sera pluspuissante que celle en usage. Et en montrant ce même obusier, qui est si léger quoiquedu talibre de 80 , à côté du canon de siège, qui est si lourd quoique seulement du ca-libre de 241 011 voit que c’est en prenant le grand calibre de la bouche à feu faible depoids, et le grand poids de la bouche à feu faible de calibre, que nous avons formé lecanon à bombes.

Enfin la planche septième montre la disposition de feux verticaux défensifs que nousavions proposée avant que M. Carnot publiât la sienne. Les dispositions de casemateset de blindages qui sont tracées sur cette planche ne sont que des indications. Avantd’arrêter quelque cho'se de définitif à cet égard il faudrait avoir fait quelques expé-périences : sur les feux à 45 degrés des mortiers et pierriers ; sur la mitraille à rico-chet dés canons à bombes ; et sur la résistance que les casemates et les blindages peu-vent opposer aux feux verticaux de l’assiégeant. Voyez ce qui est dit précédemmentau su)et des expériènees demandées.