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ACCROCHER , terme de ma-rine : C’eít aborder un vaisseau eny jettant les grapins d’abordage.On dit : Ces deux Navires étoientaccrochés ; il y eut entr’eux unrude combat.
ACQUITS. Voyez E TA-PES.
ACTION , signifie un combat.On dit : Les Armées font si pro-ches , que la Campagne ne finirapoint fans quelque AElion. On eítà la veille d’une Aflion ; pourdire : On eít à la veille d’une ba-taille.
* ADAPTER : C’eíì en archi-tecture approprier une saillie ouun ornement à quelque corps.
ADJUTANT. On ne se sert dece mot que chez les Etrangers ;c*cst PAide-Major d’un régiment.II a ordinairement rang de Lieu-tenant.
ADJUTANT-GENERAL , Ai-de de camp : On ne se sert nonplus de ce mot que chez l’Etran-ger.
* ADOPTION PAR LESARMES. II a paru dans le Mer-cure de Mai 1747. Pextrait d’unMémoire fur les Adoptions pur lesarmes , Iû le 2 Avril de la mêmeannée par M. d’Egli dans P Aca-démie des Inscriptions des Belles-.Lettres. M. d’Egli veut que Fadop-zion militaire ait pris naissancechez quelques Peuples du Nord ,ou parmi les Germains , ce qui eítà peu près la même chose, les unsSc les autres ayant une même ori-gine. Ces Peuples rapportoient'toutà la guerre , & ils ne quittoientpoint leurs armes. C’étoit'dansune Assemblée publique que Pundes chefs de la Nation , le pere ,ou quelque parent, armoit pour lapremicre fois Pensant arrivé à Pagede puberté, C’étoit cette céréxno-
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nie > dit Tacite , qui en faisoit nncitoyen , Sc elle tenon lieu dePacte par lequel les Romains pre-noient au même âge la robe vi*rile.
Cette cérémonie a les carac-tères d’une adoption militaire^ parlaquelle les Germains étoient re-connus enfans de la République ;mais on y voit cette différence,qu’ici c’eif une permission de por-ter les armes ; au lieu que lesadoptions militaires étoient unerécompense pour les avoir portéesavec gloire.
C’eft dans PHistoire des Goths& des Lombards , qui s’établirentsuccessivement en Italie , qu’il estplus souvent fait mention de cetteadoption militaire , dont Pufage 2pû passer par eux à la Cour des Em-pereurs Romains. Procope eít lcpremier qui en air parlé.
Cebades , roi de Perse , voulantplacer sur le thrône Cosroës, le plusjeune de ses trois fils , songea àlui procurer Pappui de l’Empereurd’Orient Juftin. 11 proposa à cePrince , contre lequel il étoit enguerre , d’adopter Cosroës. Juftinauroit saisi avec joie cette occa-sion de terminer une guerre fâ-cheuse , si on ne lui eût fait ob-server que Padoption juridique desRomains donneroit à Cosroës desdroits fur PEmpire. On proposa auPersan de Padopter par les armesà la maniéré des Barbares ; ce queCosroës refusa avec mépris, 8 c iaguerre continua.
Les adoptions militaires se fai-soient par la tradition des armes,en donnant ou envoyant à ccltiîqu’on adoptoit, différentes sortesd’armes ou d’instrumens de guer-re , Sc quelquefois en le revêtant *ou le failant revêtir par des Am-bassadeurs d’une armure complette;carec s adoptions n’étoient cnuia^