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Celui de 16 a 13 pieds.
Celui de 12 en a 12 Sc demi.
Celui de 8 en a 10 & demi.
Les affûts dont les rouages Ion tcomposés de jantes , rais &moyeux , font nommés affûts decampagne.
Les affûts de Place ont souventleurs rouages d'une feule piéce decampagne.
Les quatre entremises qui joi-gnent les deux flasques » ont cha-cune leur nom. La premiere estappellée entremise de vo-lée ; laseconde , entremise de couche ; latroisième , entremise de mire ; &la quatrième , qui occupe tout l’in-tervallc de la partie des flasquesqui pose à terre , fe nomme entre-mise de lunette.
On pratique dans les flasques ,entre la partie qui répond à l’en-tretoife de volée , & celle qui ré-pond à l'essieu des roues de Y affût,des entailles dans lesquelles onplace les tourillons du canon.
On pose sur les trois premieresentremises une piéce de bois assezépaisse , fur laquelle pose la culasiedu canon. Cette planche est ap-pellée la semelle de Vaffût»
Lorsqu'on veut mener le canonen campagne , ou le transporterd\m lieu dans un autre , on atta-che un avant-train à !a partie deccs flasques , où est l'emretoise delunette.
-Outre Vaffû: qu'on vient de fai-re connoître , qui est le plus ordi-naire , & que l'on nomme aussiaffût d rouage , il y a des affûts dePlace , de marins & de bâtards ;lesquels, au lieu des roues ordi-naires , n'ont que des roulettespleines , qui suffisent pour fairemouvoir !e canon sur un rempart,ou iur d'autres petits espaces.
L*affût de Vobus est à roues , ou& rouage , comme celui du canon,
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Les mortiers & les pierners ontaussi des affûts , mais ils font or-dinairement fans roues , & quel-quefois ils ne consistent qu'en unesimple piéce de bois , attenduqu’on ne transporte point le mor-tier fur son affût , comme on ytransporte le canon.
On a imaginé différentes sortesA*affûts de mortiers. 11 y en a defer , & il y en a de fonte. Leplus ordinaire est composé de deuxpièces de bois , plus ou moinsfortes & longues , suivant la gros-seur du mortier. On les appelleflasques , comme dans le canon ;elles font jointes par des entremi-ses fort épaiíiès.
Sur Ja partie supérieure du mi-lieu des flasques , il y a une en-taille pour recevoir les tourillonsdu mortier. Par-dcssus chaque en-taille fe porte une forte bande defer appellée fus - bande , àont lemilieu est courbé en demi-cercle>pour encastrer les tourillons , &les tenir fortement joints ou atta-chés aux flasques de ì'affûc.
Dans l’iméricur de chaque en-taille est une pareille bande defer, appellée , à cause de sa posi-tion , jous-bande. Ces bandes fontattachées aux flasques par de lon-gues & fortes chevilles de fer ,qui couvrent chacune de ses extré-mités. II y a fur le devant & furle derrière des flasques , des es-pèces de barres dc fer arrondies ,qui les traversent de part & d’au-tre , & qui servent à les serrerexactement avec les entremises ;c’est ce qu’on appelle des boulons .
Sur le devant des flasques ou deYaffût il y a quatre chevilles defer élevées perpendiculairement,entre lesquelles est un morceau debois , fur lequel s'appuie le ventredu mortier , ou fa partie qui con-tient fa chambre, Ce morceau de