<4 A G
Jérusalem entrepris par Tite, dît :■ággtrihus vineisque certare fia-tuìt. VAggerilus signifie ici unépaulemem » un parapet de terre ,tiré du fossé de chaque parallèle ,qui servoic pour se couvrir descoups de machines , & des autresarmes des assiégés : c’est ce quenous appelions aujourd’hui le re-vers de ia tranchée. Peut-être queTAuteur entend aussi par aggeri-Ims , plusieurs communicationscreusées en terre , & couvertespar-desiùs ; & en ce cas Vaggerdoit se prendre pour une élévationde terre d'une grande étendue .
Au reíte , ce terme souffre pla-ideurs interprétations ; il est be-soin de l'expérience du métier ,pour juger sainement de ses dif-férens sens. Quand César , outout autre Historien Latin , ditM. le Chevalier Folar , emploietout simplement le terme d 'agge-res au pluriel dans la descriptiond'un siège , sans entrer dans unplus grand détail, on doit com-prendre qu’il entend parler desouvrages cn général qui servent2 couvrir depuis le camp jusqu'auxbatteries , c’est-à-dire, des foslësparallèles , ou des blindes au frontde Patraque , ou des communica*rions creusées en terre , & cou-vertes par-desiùs, ou ouvertes &tirées obliquement pour s’empê-cber d'être ensilés.
- Mais quand les Auteurs Latinsencrent dans un détail plus éten-du , qu’il s expliquent Vagger com-me une élévation au haut de la-quelle on a placé des machines ,& que le tout commande, ou dumoins se trouve à niveau des mu-railles de la Ville , c’est d’une pla-te-forme , d’un cavalier dont ilsveulent parler. Ainsi f usage descavaliers est ancien ; mais les ca-valiers des anciens étoient de lar*
A G
ges & de hautes terrafles que Îeîïassiégeans prartquoient fur le borddu fossé pour insulter les assié-gés. Sur ces terrafles on élevoitdes tours & «Vautres machines jces sortes de travaux ne se pra-tiquent plus dans nos sièges. LesTurcs ont été les derniers qui lesaient abandonnés : mais nous nelaisiòns pas que d'en admirer laconstruction ; & le Commentateurde Polybe ne sçait si nos machinesd’aujourd'hui n’auroient pas dûnous en faire conserver l’ufage ,quoique ces fortes d’ouvrages soientdes greniers à mines & à four-neaux.
* AGIAMOGLANS : Les Turcsappellent Agiamoglans > ceuxqu'ilsdestinent à porter les armes dansrinfanterie pour être Janisiàires ;& son qu’ils soient prisonniersChrétiens , ou de race Turque ,il faut qu’ils fassent une maniéréd’apprentissage plus ou moins long,selon que les Turcs ont plus oumoins besoin d’infanterie. CesAgiamogldns n'ont point de de-meure fixe : on les envoie indif-féremment dans les Sérails deBrux , d’Andrinople ou de Péra ,& les mieux faits sont envoyésdans les Jardins du Grand - Sei-gneur à Constantinople , où ilssont obligés de travailler à tout cequi peut endurcir un homme à lafatigue , jufqu'à défricher & culti-ver des terres, porter du bois, fairela cuisine ; ensin à faire tout cequi est capable de rendre une per-sonne soumise & obéissante.
Ils ont un chef, qu’on nommeStambol'AgaJii qui a un soin toutparticulier de leur éducation , deleur conduite. C'est lui qui tientun régistre de leurs noms, deleur âge , du lieu oti il les envoie,& des fonctions ausquelles il lesi destine z de sorte que quand oa