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Tous les Vaisseaux d’unt arméedoivent courir au secours de leurAmiral : mais sur-tout ses Mate-lots ne doivent jamais s’éloignerde lui. La prudence d’un jQmiraléclate particulièrement dans la dis-tribution qu’il fait de son armée.La coutume est de mêler les grosVaisseaux avec les Vaisseaux lé-gers. Les premiers sont commedes forteresses pour se défendre &pour arrêter l’impétuofité des en-nemis , & les autres vont à sabor-dage & font des prises.
On a souvent éprouvé qu’il estavantageux de tenir serrée une ar-mée navale, asm que l’Ennemi nepuisse percer au travers. Quand<jn prend ce parti il faut faire peude voiles.
Le soin & la protection des Vais-seaux Marchands , qui font fousl’escorte d’une armée navale , re-garde Vomirai, qui leur donne sesordres , & les fait tenir au ventou sons le vent, pendant le com-bat. Souvent même il les enfermedans le croissant que l’armée for-me , selon ce que sa prudence &l’occasion lui dictent.
Si l’on mouille, on le fait dansle même ordre où l’on 9 navigué.Les maîtres Vaisseaux qui en navi-guant , étoient au vent, ou fous levent, s’y trouvent encore étant àl’ancre , & sont à savant ou à bar-rière de l 'Amiral, comme aupara-vant.
. Dans les voyages de long cours,& dans les expéditions maritimesqui durent long-tems, V/ìmiral faittous les jours une fois palier sesVaisseaux à son arriére , pour êtreinformé de l’état où ils sont , &de la route qti’ils ont faite. 11 nemanque point aussi dç faire tousles jours prendre hauteur.
II ne manque pas non plus d’or-donner de petits stjìtiinens , legers
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de voiles , pour y mettre les vmlnitions de réserve , asin qu’ils sui-vent toujours l’armée ; & il al’œil k ce qu’ils ne s'en écartentpas , ou qu’ils ne demeurent pas dcTarn ère.
II fait faire continuellement desexercices aux Equipages & aux Sol-dats , tant pour leur faire acquérirplus d’expérience , que pour pré-venir les désordres que peut cau-ser l’oifiveté z & dans l’occasion,il regarde à ne s’engager au com-bat qu’avec avantage & espérancede la victoire.
11 a le pouvoir de prendre lesvoies qu’il juge les plus expéditi*ves pour tenir dans Pobéiílance, ouy ramener tous les gens qui font àbord , & pour faire exécuter sesordres.
Lorsqssun Amiral est tué dansle combat, il vaut mieux n’en fairerien paroître & Jaiíïer toujours lePavillon fur son Vaisseau , que dedonner une connoissance qui peutrefroidir le courage & intimider.
II ne se doit point tenir d’as-semblées des Officiers des autresVaiflèaux , fur un Navire particu-lier , soit fous prétexte de rendrejustice ni autrement, fans ordreou permission expresse deral , ou Commandant en chef.
Tout ce qui vient d’être dit deVA mirai , regarde auffi les Vice*Amiraux , lorsqu’il n’y a point dcCommandant au-dessus , & qu’iiscommandent en chef.
VAmiral a la jurisdiction à laTable de Marbre du Palais à Pa-ris , & porte pour marque de fa-dignité, deux Ancres passées eusautoir, derrière i’écu de ses ar-mes.
Voici ce que l’Histoire nousfournit touchant la íujte des Ami-raux de France.
Fiorçm de Varçnjie étoit Ami -rai