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Tome premier.
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ï'<5 A Q.

lom, asinqu’il leur en coûte moinsde voitures.

Quand on veut faire fecrette-tnent des approvijîonnemem , onpeut y réussir par sentremife desEntrepreneurs généraux , qui fe-ront des achats considérables dansles villages » 2c qui ne les enlè-veront que lorsqu’on leur aura don-né l’ordre. Oesaébats font toujoursabusifs pour l’ennemi , parce qu'ilne peut pas être bien informé dece qui se pasîè dans l’intérieur ,& que le peu de connoiíìànce qu’ilen peut avoir , porte fur !a néces-sité d’achetcr des grains, ainsi quel'on fait journellement pour lafourniture des troupes, le Roileur donnant le pain fur la fron-tière , & le fourrage à la Cavale-rie , comme foin , paille & avoi-ne ; & cela est d’autant plus aiséà feindre, que Sa Majesté fait tousles ans des camps de paix fur lesfrontières.

* APPUI : C’est un petit murélevé entre les deux piédroitsd’une croisée , à telle hauteurqu’on s’y puisie appuyer : il estquelquefois couvert d’une pierreqt?on nomme Acoudoir.

* APPUI , Point tVappui. Onappelle ainsi dans la Statique unPoint fixe & inébranlable , capa-ble de résister aux plus grands ef-forts. Ce point d’dppui a lieudans le treuil & dans le levier ,dont il change le nom suivantl'endroit où il est placé.

* AQUEDUC : C’est un édi-fice construit pour la conduite deseaux. II y en a de deux fortes :les uns font élevés ordinairementfur des arcades , 2c servent à pas-ser les eaux pardessus quelque ter-rent creux ; & les autres enterrés,que l'on fait pour pasièr les eauxau travers de quelques montagnes,ou defious un canal de naviga* jlion*

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ARAIGNÉE. Voyef GA-LERIE.

ARAIGNÉES, en terme demarine : Ce font des poulies par*ticulieres par où viennent palierles cordages appellés martides. Cenom d'araignée leur a été donnéà cause que les manicles formentplusieurs branches , qui viennentfe terminer à ces poulies , à peuprès de la même façon que k$filets d’une toile d'araignée vien-nent aboutir par de petits rayonsà une efpéce de centre.

ARAMBER : C'est accrocherun vaisseau pour venir à sabor-dage.

ARASEMENT : C’est , en ter-me de maçonnerie » la derniereassise d’un mur à hauteur de pâ-te : & Araser , c'est conduire dsmême hauteur les assises de ma-çonnerie. Les pierres plus bassesou plus hautes que les autres coursd’assifes , pour parvenir à une cer-taine hauteur déterminée a fontnommées arases.

ARBALÈTE : C’est une armecomposée d’un arc d’acier monté, fur un fût de bois : on la bandeavec effort par le secours d’un ferpropre à cet usage. E le sert à ti-rer des baies , & de gros traitsappcllé? matras ; alors on Rap-pelle ['arbalète â jalet. Les arba-lètes des Anciens étoient de gros-ses machines qui servoient à jet-tes des traits,

* Uarbalête des Francs - A r-»chers étoit de trois ou quatre piedsde longueur.

ARBALETE , flèche , bâton deJacob , ou rayon astronomique ,chez les Marins , est un instru-ment d’astronomip , qui par fergradations ou divisions géométri-ques sert à prendre les hauteursdes astres, pour en conclure quelleest i’elcvauon du pôle ; ou , cc