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Tome premier.
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arrivée en 1477. cette charge neíùt point remplie.

Elle demeura quarante -íìx ansvacante » & ne fut exercée qifen15*3. fous François I. qui y nom-ma Aimard de Prie. C’eít le der-nier qui ait pofledé cette charge ;il l'a eue jusqu’à sa mort , arrivée«n 1534.

L’ancienne artillerie étoit toutesous la conduite du Grand-Maîtredes Arbalétriers , qui pouvoit aussiêtre appellé Grand-Maître de Par-îillcrie , des le teins des anciensTegnes qui précédèrent Pinventiondu canon > Sc des autres armes àfeu , parce que toutes les machi-nes de guerre dont on ufoit dansJes sièges , soit pour la défensive,soit pour Poffensive , les Ingé-nieurs, & tous ceux qu'on era-ployoit à gouverner ces machines,étoient de fa dépendance.

II commandoit les Cranequi-niers , Soldats qui portoient desarbalètes légeres , & qui pour Por-dinaire étoient à cheval. Leur dé-nomination venoit d’un instru-ment appellé pied de biche , ouCranequìn , qu’ils portoient à laceinture , & avec lequel ils ban-doient leurs arbalètes.

Peut-être que ce Maître généralde Partillcrie étoit un subalternedu Grand-Maître des Arbalétriers.Ces deux charges surent séparéesfous Louis XI.

ARBORER : Ce mot signifieégalement mater ou dresser un mat,Sc déployer le pavillon.

On dit aussi , arborer Pétendardfur les murailles d’une Ville.

ARBRE : C’cst le nom que lesLevantins donnent à un mât.

ARBRE de Meflre C’eíl legrand mât.

ARBRE d’une grue • C’est unegroflè piéce de bois , qui demeu-. ram senne,soutient d’autre? piè-

ces qui tournent deiîùs , commdon peut voir dans les grues , oùle rancher tourne fur un poinçonqui est au bout de Parbre.

A R C , est une arme faite d’unmorceau de bois , de corne , oud’autre matière qui fait ressort ,lequel étant courbé avec violence,par le moyen d’une corde atta-chée à ses bouts , fait partir uneflèche avec grand effort , en leremettant dans son état naturel.Les cornes d’un arc font les ex-trémités , où la corde est atta-chée.

Louis XI. én introduisant lesarmes Suisses , abolit en Francel’ulage de Varc , qui est la premiè-re 8 c la plus générale de toutesles armes , puisque les Peuples lesplus barbares , Sc ceux qui avoientle moins de communication avecles autres hommes , s'en- fer-voient.

L’usage des arcs 8 c des fléchern’est pas aboli par-tout. Les Turcss'en servent encore dans-leurs ar-mées , aussi-bien que les Africains8 c les Américains , & la plupartdes Asiatiques. Mais il n’y en apoint de si adroits que les Tarta-res pour tirer de Varc en avant &en arriéré.

Les bleffures des flèches fontplus dangereuses , 8 c plus difficilesà guérir que celles des mousquets,parce que les fers étant en languede serpent, il est mal-aisé de lesretirer du corps fans déchirer Jesenvirons de la plaie , au risque tfyrompre le trait.

L'origine des arcs 8 c des flèchesest incertaine. Les uns en attri-buent Pinvention aux Candiots,les autres aux Scythes & aux Per*fans ; mais il n’y a pas de douteque les Arabes ont toujours paltépour les plus adroits dans Pexer-

1 çiçç dç Varc , 8c pour cetu qui