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îa même grâce , tant les Jointuresétoienc bien faites. Cette forted’annure avec une calotte de ferfur la tête , coûteroit beaucoupmoins que nos cuirasses à Pépreu-vc , qui font si embarrassantes ,qu'il ne faut pas s'étonner si lesCavaliers les rejettent.
A l’égard des gants, à la ré-serve de ce qui couvre la main , lereste doit être de peau souple , &le haut » de peau de buste ou d'é-lan qui aille jusqu'au coude LeRoi de Suede Charles XII. donnade ces fortes de gants à toute faCavalerie, & ordonna que les man-ches ne feroiem point faites enparemens mais en pagottes très-écroítes.
Ii n'y a point dermes plus avan-tageuses , que celles des Cavaliersde Fez , & de Maroc. Elles fonttelles , que si la Cavalerie Espa-gnole n'eut pas été soutenue d'In-fanterie à la bataille que le Mar-quis de Léde donna en 1702 .sousC euta , elle eut été entièrementdéfaite en fort peu de tems. LesCavaliers de ce païs-Ià n*ont pourtoute arme que le sabre , & unemaniéré de demi-pique d'cnvironhuit pieds de longueur. Le bois vaun peu en diminuant depuis le mi-lieu jusqu’au talon, où il y a uneefpece de rebord de plomb ou. decuivre du poids de demi-îivre ; lalame d\m grand pied de long très-aig'úe &. tranchante , de deux pou-ces ou environ dans fa plus gran-de largeur , avec une petite ban-derolle fous le fer.
Ils fe servent de cette arme aveciune adresse surprenante, lis latiennent à la main par les boutsdes doigts & en équilibre. Le poidstjuì est à Pcxtrémité du talon , faitque le côté du fer est toujoursplus long que vers le talon. Ils por-tent leur coup de plus loin»
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La Cavalerie Espagnole eut af-faire avec celle des Maures arméede la forte , qui dès le premierchoc jetta bas les chevaux du pre*mier rang des Escadrons Espa-gnols , Sc fans l’infanterie , quife trouva là tout-à-propos, il n’enfut pas réchappé un seul. On nepeut rien s’imaginer de plus terri-ble que cette arme qu'on vient dedécrire. Le moyen , dit M. le Che-valier Folard , de pouvoir abor-der un Escadron armé de la for-te , qui au premier choc , Jette unpremier rang par terre, & en faitautant du fécond , si celui-ci veuttenter Paventure , chaque Cavalierétant comme assuré de tuer sonhomme , car il porte son coup detoute la longueur de son arme , ens’élevant droit fur les étriers. IIfe baiíîè, Sc s’étend jusques fur lecou de son cheval , & porte soncoup avec tant de roideur , deforce Sc de justesse, qu'il perce unhomme d'outre en outre , avantqu'il ait eu le tems de rapprocher,& fe relève avec la même légère-té Sc la même vigueur pour re-doubler encore. Le Lancier n'a-voit qu'un coup à donner , & cecoup n'étoit jamais fans remède ,PEnnemi pouvant Péviter en Rou-vrant : mais rien ne fçauroit ré-sister contre la lance des Maures ,qui charge par coups redoublés ,comme Pon feroit avec une épée.
ARMES des Turcs : Ils fe fer-vent également, comme les autresNations, à y armes offensives Sc dé-fensives.
II y a différentes fortes d’armesdéfensives. Les unes font de fer ,& d’un bois particulier , ou com-mun , Sc les autres de fer , & decuir.
Celles de fer font les deux for-tes de casque qu’iîs portent. L’ui*est tout-à-fait rond , & parallèle