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elles ne peuvent être tirées qtt’enprésence d’un Officier Major , avectoutes les précautions nécessairespour éviter tout accident.
* ARMES, entretien des armes :tes Soldats , Cavaliers & Dra-gons , sont obligés d’entretenirleurs armes, c’est-à-dire, de lestenir nettes , & de faire les me-nues réparations qui font nécessai-res , pour qu’elles soient toujoursen bon état. Quand elles ne peu-vent plus servir , ou qu’il y fautfaire des réparations considérables,le Capitaine est obligé d’en fairela dépense , à moins qu’il ne soitjugé par le Conseil de Guerre durégiment, que le dommage est ar-rivé par la faute des Cavaliers ,Soldats, ou Dragons. Ordnn. dur. OElolre 1705.
•ARMES, vente des armes: LesOfficiers ne peuvent vendre à au-cuns Armuriers , Marchands , ouautres Particuliers , les armes deleurs Compagnies , comme fusils ,bayonnettes & épées , à peine d’ê-tre cassés , & à peine de confisca-tion contre les Armuriers & au-tres qui les acheteront , & 500 li-vres d’amende , moitié applicableà l’Hôpital, moitié au dénoncia-teur.
•ARMES : Maniéré de se placersous les armes : Pour être bien fousles armes , il faut placer son fusilfur le milieu de l’épaule gauche ;il doit porter également fur la sous-garde , & fur le bois tenant à laplatine. On place la main gauchefur la crosiè, à quatre doigts dubout; le pouce joint le premierdoigt. L’aatre extrémité de la cros-se regarde le milieu de la poitrine >de sorte que toutes-fois que le ca-rton croise l’épaule, le poignet doitêtre placé en dehors , de façonque la croílè soit moins plane quedroite ; le çoude reste toujours
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(erré , afln que le fusil soir fermédans les xnouvemcns du corps.
On place le bras droit le longde la cuisse, les deux pieds fur untímême ligne , les talons éloignésde sept à huit pouces, & les poin-tes en dehors. Le corps doit êtreun peu cn arriéré de la ligne despieds , & la tête à plomb. On ob-serve de ne point saluer du cha-peau » lorsqu’on a le fusil sur i’é-paule.
ARMÉS à 'Ia légere , étoientune espece de Soldats connus dansrantiquicé , faits pour combattrepar petits corps , en voltigeant au-tour d’un plus gros Corps. Nousavons eu de semblables Soldats ,qui se sont appeilés successivementÈnsans perdus, & Grenadiers. Lesfíujsards , font des espèces d’ar-més d la légere* Les Pandoures ,Soldats Hongrois , qui font au ser-vice de rimpératricc-Reine , &qui ne sont connus que du com-mencement de la derniere guerre ,font aussi des armés d la legére.
Ces armés d La légere , chezles Grecs & chez les Romains , seretiroient derrière la Phalange, oula Légion , dont ils dépendoient ,& revenoìent ensuite à la charge ,s’il en étoit besoin , en se coulantle long des flancs de leurs corpsde résistance. C’est ce que ne fontpas nos Huíïàrds ; ils ne font qu'ef-carmoucher , enlever les partis ,des convois , des bagages , & at-taquer de petits corps.
* M. le Maréchal de Saxe von-droit qu’il y eût dans nos trou-pes des armés d la légere , riresdes régimens, Ces armes à la lé-gere ìeroient tout ce qu’il y a deplus ingambe , de plus jeune &de plus alerte. Ce Général nc leurdonne pour toutes armes qu’un fu-sil de chaílè très-léger , avec unebayoonette à tranche , qui leurserviroit