Band 
Tome premier.
Seite
111
JPEG-Download
 

A S

* premier à soutenir ^impétuositéde s aíîàillans » le faire armer defusils, de pistolets, d’hallebardes >de crocs , & autres inftrumenspropres à re poulie r Pevmemi , àrenverser & à combler des loge-mens : le second corps doit sui-vre le premier, Sc porter toutessortes de feux d’artifíce ; & ilfaut que le dernier travaille auxretranchemens , ou rafraîchisse lesautres corps , félon que les aisié-geans agisiènt avec plus ou moinsde vivacité.

Quand ceux-ci viennent à Vas-saux , on ne doit pas manquer detirer le canon de cazemate chargéà cartouche , Sc s’ils lé bornentà fe loger fur la montée de la brè-che , on les en fait déloger parles feux d’amfice. Quand ils veu-lent pouflèr leur pointe jusques furlc haut de la brèche , on doitchercher à les en empêcher parle feu de la moulquetterie des Ca-valiers , d'où l'on découvre si bienfur la tête de la brèche , que quandl'ennemi s’y entêteroit , on leferoit toujours périr, ou par kscoups qui plongeroient fur lui, oupat i’esset des fourneaux.

Les François n’ont point ren-contré toutes ces difficultés à iaprise de Berg-op-Zoom. Lc Gé-néral Cromítrom , commandanten chef dans la Place pendant lesiège, paroissoit avoir du cœur &du jugement : il passoit pour ai-mer la gloire , & s'attacher aveu-glément aux intérêts de la Répu-blique : la résistance Sc les effortsne lui coutoiem rien. Ne man-quant ni de Soldats , ni de mu-nitions , il faisoit croire que Berg*op-Zoom ne feroit pas pris. 11s’eít faussement flatté : la vigi-lance a diminué , à mesure queM. de Lowendal joignou la ruseà la force, Enfin Cromítrom ,

AS m

après deux mois de belle défense, *pour avoir trop dormi dans unquart-d’heure où il devoir lc plusveiller , n'a eu d’autre parti àprendre que celui de fuir. Belleleçon pour les Gouverneurs dePlaces , qui doivent toujours êtrefur leurs gardes.

* On ne doit donner Vajfaut àaucun Ouvrage , dit PAuteur desŒuvres Militaires > tom . i/. pag-,207, qu’on n’ail auparavant com-mandé des Travailleurs munis depelles , louccts , pioches , fasci-nes , &c. qui seront tous prêts àmarcher avec les -Officiers néces-saires , fous la conduite de quel-ques Ingénieurs, pour exécuter kstravaux convenables , lorsqu’iJ enlé ra tems.

Tout étant ainsi disposé , ons'avancera vers la brèche , & sitôtque les Grenadiers, Sc autres, au-ront chailë les ennemis d’une dé-fense , ils se retireront ; Sc s'ilsont fait des prisonniers - ils lesferont marcher presque derrière ,pour que les alfiégés soient rete-nus de faire un si grand feu »par la crainte qu’ils auront detirer fur les leurs , qui alors fctrouveront les plus exposés à leurscoups.

Pendant ce tems-là les Ingé-nieur feront commencer lc retran-chement fur le haut de la brèche »& diligenteront le travail autantqu'il fera possible , en logeant furle rempart de droite & de gauche,pour íe faire une ligne ou placed’armes , & gagner ensuite pied àpied par des zig-zags, obiervant dene point s’enfiler dans des ouvra-ges plus intérieurs.

Les troupes qui ont monté Vas*sautk un ouvrage, lorsque l'affiégé setrouve encore des défenses qu'or*ne peut vaincre d’emblée , doi-vent donc fe replier pour soutenir