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Tome premier.
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Ville. Nicot dérive ce mot debasculus , ou bien d battuendotulo,

BACULE , aussi en terme defortification : C’est une porte ap-puyée sur deux peaux , qui s’ouvre&. se ferme en maniéré de tré-buchet. Les bacules fervent aussià fentrée des ponts dormans.On les place dès la premiere bar-rière.

BADIGEON : C’est un mélan-ge de. plâtre & de recoupes depierres détrempées , qui sert auxsculpteurs & aux maçons.

BAGAGE : C’est tout PéquipageZe farinée & de fartillerie. S’enaller bague fauve , c’est emporterses bagages.

Bagage » vient du mot bagues -en tant qu’il signifie bardes. L*ur& Tautre , selon Guichard , peu-vent être pris de fHébreu begked .qui signifie habit. D’autres disent.qu’il vient de baga » mot de Irbafiè Latinité , qui signifie coffre.

Les Romains nommoient lesbagages , impedimenta , embar-ras ; parce qu’en effet > on ne peutles garder fans incommodité ,les conduire fans embarras, lesentretenir fans dépense. Mais lebesoin en est si grand , qu’unearmée qui n’en a point, ou quifa perdu par quelque accident,est détruite sans combattre. C’estun mal néceflàire , dont on nepeut se paíïèr.

Comme ils font d’une nécessitéindispensable , deux choses font àremarquer ; leur qualité , & leurordre dans les marches.

Leur qualité se réduit aux «ba-rettes , qu’on a en plus petit nom-bre qu’il est possible , à cause desembarras qu’elles font dans leschemins, aux mulets & aux che-gtraujqde bâts, qui peuvent plus ai-

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sèment marcher fans interruptîoîí& fans occuper les chemins.

L’ordre des bagages dans lesmarches se forme suivant la ma-niéré dont Parmée entiere mar-che. On observe qu’ils ne se mê-lent point. A la tête des bagagesde chaque corps , il y a des gensproposés & autorisés pour fairegarder aux valets Tordre de la dis-cipline 3 & pour les faire arriversur le terrein ou leur corps doitcamper.

Le nombre des chariots d’artil-lerie & des vivres est plus oumoins considérable , & se pro-portionne à la force de Parmée ,qu’ils doivent fournir de muni-tions de guerre & de bouche.

La marche de ces chariots ,autant qu’il fe peut , forme unecolonne séparée de celle des grosbagages de Parmée. On les doitconduire par le chemin le plusferme ; à cause que îe poids deces voitures creuse trop les or-nières.

Le chemin que Pon fait prendre\ fartillerie , doit être , autantqu’il est possible , le plus voisindes colonnes de PInfanterie , &en général les colonnes des gros& menus bagages doivent êtrecouvertes dans la marche , & ren-fermées par les colonnes des trou-pes » afin qu’elles soient en sû-reté.

Quand une troupe est en mar-che , suivant TOrdonnance du 8.Avril 1718. un homme par com-pagnie d’Infanterie, avec un Offi-cier & un Sergent, & dans ía Ca-valerie , un Cavalier par compa-gnie , avec un Maréchal des Logis,marchent avec les bagages , &empêchent qu'il ne soit fait au-cun désordre ; ils ne les doiventquitter qu’après qu’ils font arri«