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Tome premier.
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ïes troupes , fi elles font rompues.S’il y avoir moins de terrein , ilarriveroit que les troupes d’uneligne venant à plier » renverse-roient les troupes de la seconde ,qui en feroit trop proche.

Dans chaque ligne les bataillonsfont éloignés des bataillons » lesescadrons des escadrons , d’unedistance à peu près égale à celledu front. On laisse ces interval-les , parce que les bataillons & lesescadrons de la seconde ligne semettent vis-à-vis des intervallesde la premiere 3 & que de mêmeles corps de Farriere - garde seposent vis-à-vis des intervalles quifont entre les troupes du centre ,ou de la seconde ligne, afín quepar ces distances les uns & lesautres aillent plus facilement auxennemis , & que si la premiereligne vient à être rompue , aulieu de te renverser sur les trou-pes de la seconde , ( comme il ar-riveroit , si les corps de toutes leslignes faisoient des siles,) elle puis-se se rallier derrière son terrein ,& laíslèr ces intervalles libres à laseconde ligne, qui s’avancera poursoutenir ce qui aura plié.

Le Turc dans les batailles met,comme nous , son Infanterie aumilieu , & la Cavalerie sur lesailes. II fait ordinairement ses ha*taillons & ses escadrons fort gros,comme étoient les phalanges desGrecs. II cherche les plaines pourfaire agir fa nombreuse Cavalerie.II s’étend fur un grand front , &en plusieurs lignes courbées versle milieu en forme de demi-lu-ne pour occuper beaucoup de ter-rein , & faire combattre plus degens à la fois , afín que pendantle combat les ailes puissent enve-lopper Fennemi, & Fattaquer enflanc & par derrière.

II y a des corps considérables

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commandés pour courir aux flancs& au derriere de Fennemi , pen-dant la mêlée , qui tâchent de pé-nétrer jufqu’aux bagages , & decauser du désordre. Il vie-nt à lacharge avec des cris & des hur-lemens effroyables , pour donnerde la crainte à Fennemi, & deFardeur Lux siens.

II attaque , & puis se retire ous’enfuit. II va & vient pour exci-ter Fennemi à le suivre , & pourle conduire par cette feinte dansdes embuscades doubles &. triples,où il a beaucoup de monde ; &quand il voit Fennemi ouvert &débandé , il prend son tems , faitvolte-face, & en jettant de grandscris il revient à la charge, & Fen«veloppe,

II se représente avec des esca-drons de grand front ; mais lorf-qu'il trouve un intervalle , i! faiten un moment de son flanc unnouveau front avec une agilité quilui est: naturelle , & il pénétre paa»là. II tient continuellement Fen-nemi en alarmes , tantôt vraies ,tantôt fausses, pour ne lui pointdonner de relâche, & pour Jevaincre , à force de le fatiguer 'car il peur, à cause de son grandnombre , faire succéder sans cessedes gens frais à ceux qui sont las.Quand il ne peut forcer le campdes Chrétiens , il se va mettre en-tre leur armée & leurs magasins,asin de leur ôter les vivres & lesfouragea , & de les faire affa-mer.

Les batailles les plus mémora-bles gagnées pa* les François de-puis le commencement de la Mo-narchie , sont celles ,

De Tolbiac, fur les Allemands ,par le Roi Clovis. Cette bataillefut Foccasion de fa conversion en496.

De Poitiers, fur les Goths , pa*M iij