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ta.it en ces occasions son nom auxM-'chands ou Particuliers qui enfont ks véritables créanciers , ce-lui qui a prêté son nom est punide trois mois de prison , & celuiqui Ta fait, seulement d’un mois ;l’un & l’autre font punis d’uneplus longue prison , selon que iecas est plus grave, & peut Pexiger.
BILLOTS: Ce font despièces de bois courtes qu’on metentre ks fourçats des vaiílèaux ,pour les garnir en ks construisant.
* BINOCLE : C’est un télescopeà deux tubes , qui sert à voir l’objet avec ies deux yeux.
BIOUAC , 6u BIVAC , vientde TAUemand , Beiwacht , qui si-gnifie garde de renfort. On dit :Se trouver au biouac , passer lanuit au biouac » monter à chevalpour le biouac .
Le Biouac est une garde de nuit,Si une faction de Turmée entiere ,qui , quand el'e fait un siège , ouqu’elle est en présence de Penne-mi, íort tous Ics soirs de ses ten-tes ou de ses baraques , & vientpar escadrons & par bataillonsborder les lignes de circonvalla-lion , ou íe poster à la tête ducamp , & y passer la nuit sous lesarmes, asin d’aíïùrer ses quartiers,d'empêcher ks surprises , Sc des’oppoíer au secours.
Le biouac est une garde tres-fa-rì gante ; mais lorsqu’on n'a rienà craindre , ou de Tannée enne-mie , ou de la Place assiégée , 1cGénéral quelquefois par grâce per-met au biouac que deux rangssoient alternativement fous les ar*mes , pendant que les rangs dederriere fe reposent sur le terri in ,S’il est vrai qu'ils puissent se re-poser ; car k terrein du biouac estrempli de grandes incommoditéspar k voisinage des Vivandiers quiy jettent leurs vuidanges : d’ail-
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leurs , c’est dans ce lieu que te»Soldats viennent satisfaire aux n6cessités de la digestion.
Quelque te ms après la pointedu jour on leve le biouac , Scl’armée est renvoyée dans ses ten-tes ou dans ses baraques.
Le biouac se fait de ^feux ma-niérés , Si en deux difíérens tems.
Le premier fe fait depuis que laPlace est investie , jusqu’à Tache-vement des lignes. La plus gran-de partie de l’armée s'approchetoutes ks nuits , à la faveur deTobscurité , jufqu’à la portée dumousquet de la Place, à Tentourde laquelle elle fait un cercle debataillons & d’escadrons , rangéssi près les uns des autres , querien ne peut paífer dans l’entre-deuxfans être aussitôt découvert. Encet état, les troupes font tête ducôté que peut venir le secours »détachant quantité de petites gar-des devant Sc derriere , & fur tou-tes les avenues, pour pouvoir êtreaverties à tems ; & quand le jourparoît, les gardes & les troupesfe retirent peu à peu , faisant haltede tems en tems jusqu’à ce quele jour soit tout-à-fait levé , &pour lors chacun fe retire dansson camp.
La seconde maniéré se fait lors-qu’après les lignes achevées, aulieu d'aller prendre ses postes prèsde la Place , comme on faisoitdans le commencement , on lesprend le long de la ligne , qu’onborde de tous côtés. Dans cetétat , Tannée détache hors des li-gnes, quantité de petites gardes &des batteurs d’estrades , dont unepartie demeure fixe dans des pos-tes , pendant que Tautre ne &itque roder route la nuit jusqu’augrand jour , que chacun se retiredans son camp , laissant feulementaux lignes la garde ordàire,