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tes paniers des píerricrs pourcharger l’ame des pierriers ontquinze pouces de diamètre ou en-viron , & vingt pouces de hauteur.
lis sont posés derrière h batte-rie à dix ou douze pas avec troisOu quatre tombereaux de caillouxbien durs pour les remplir.
Les quatre tombereaux peuventremplir soixante paniers, qu’il fautà chaque pierrier suivant les en-droits que l’on veut battre. Rienn’est meilleur pour faire abandon-ner un logement, que la grêle quifort de la bouche des pierriers.
* BOMBE , est une grosse gre-nade ) ou un gros boulet de feraigre , toujours de figure ronde ,avec une lumière proche de sesdeux anses, par conséquent creux ,& rempli de poudre, lequel bou-let est fermé par une arstpoulettede bois percée tout du long. Dansla lumière de la bombe on met unefusée remplie de poudre , de ben-join & dc charbon de faux ; letout mêlé ensemble avec de rimilede pétrole , asm d’alentir la pou-dre avec la fusée , & empêcherqu’elle ne donne le feu à la pou-dre de la bombe , aussitôt que le feuseroic mis à la fusée.
La grosseur de la bombe est in-déterminée : mais il faut qu’elîcentre & forte du mortier avec unegrande facilité , y ayant pour lemoins douze pouces de vuíde detous les côtés du mortier , & cevuide se remplit de terre.
Pour se servir utilement des bom-bes , il faut sçavoir que la bombea trois sortes de mouvemens de-puis la sortie de son mortier , j'us-qu’à ce qu'elle arrive à son lieudésiré. .
. Le premier est le mouvementviolent, ou d’expulsion , qui portela bombe plus loin que le lieu ouelle doit tomber, Le second mou-
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vement est mixte. C’est celui deréloignement. Le dernier est celuide la chute. II faut remarquer dan*ces trois mouvemens , que l’im-pression de da poudre s’anéantic àproportion que la bombe s’éloignedu mortier.
Pour bien monter un mortier,on pose un côté du quart de cer-cle sur le métail de la bouche dumortier , asm de remarquer , sidans cette forte d’élévation, qu’ona crue être raisonnable , pour por-ter la 6om5e jusqu’au lieu désiré ,on ne s’est point trompé. Car fi labombe a passe par deïïùs le lieu re-marqué , c’est signe que le lieu esttrop bas , & qu’il faut donner aumortier plus d’élévation; fila bombe-est tombée entre le mortier &. le lieuqu’on veut brûler , c’est une mar-que que le mortier a trop d’éléva-tion , & qu’il lui en faut donnermoins : ainsi raisonnant sur lctrop ou le trop peu de hauteur ,on ne manque jamais, ( en con-servant également la plate-formedu mortier ), de donner au butaprès deux ou trois jours d’expé-rience.
Pour mettre le feu au mortier& à la bombe , le Canonnier ,qu’on appelle Bombardier ou Bom -bijìe , doit diviser la mèche deson porte*feu en deux, & allumerpremierement de sa main droite lafusée de la bombe , & ensuite de samain gauche il doit mettre le feuà la lumière du mortier , qui fai-sant son effet , chassera la bombeen Pair > & alors on remarquerasi elle a été plus ou moins loin queJe li;u où l'on vise.
Les Bombistes expérimentéssçavcnt assez comment cela se fait,par le plus ou le moins de ternequ'ils donnent à la fusée de la bom-be. Quand ils veulent qu’elle restelong-tems. à crever, loisqu’ils ont