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flammé , est un boulet ordinairede canon , qu’on fait rougir &enflammer dans une forge qui doitctre auprès de la batterie.
On prend le boulet rouge avecune grosse cuillier de fer > qu’onappelle lanterne pour mettre le ca-non. Un boulet rouge met le feudans les lieux où il tombe, quandjl trouve des matières combusti-bles.
M. PElectcur de Brandebourgest le premier Prince qui ait introduit avec succès des bouletsrouges. Ce fut au siège de Stral-íund en Poméranie en Tannée1675. L’effet de ces boulets rou-ges est terrible , par leur promp-titude à embraser les matières com-bustibles qui en font touchées ; &lorsqu’on tire de ces boulets rou-ges fur les toits des maisons ,elles font embrasées dans le mo-ment.
Pour faire rougir des boulets ,on creuse une place en terre , ony allume une groslë quantité debois ou de terre , par-dessus onmer une forte grille de fer. Quandce feu est dans toute fa force ,on met les boulets fur la grille ;ils y rougissent en très - peu delems. On a des tenailles , ou descuilliers de fer , pour les pren-dre.
On les porte dans la piéce , quin’en doit point ctre éloignée. Aprèsque l’on a mis de la terre glaise ,s’tl se peut, sut la poudre dont lapiéce est chargée , & que l'on aextrêmement refoulée avec le re-fouloir, & sans mettre aucun four-rage fur le boulet , on met le feuà la lumière de la piéce. Le couppart, & partout où paílè le boulet ,s’il rencontre quelques matièrescombustibles , il les allume & yporte fincendie.
Quand les tranchées font devant
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la batterie des boulets rouges » otiíbourre ia poudre avec dufourrage,parce que si l’on y mettoit de la ter-re glaise , les morceaux pourroientaller blesser & tuer les Travailleurs.
Les boulets rouges ne se tirentqu’avec des pièces de huit ou daquatre , parce que si les piécc.Scroient d’un plus fort calibre , lesboulets sexoient trop difficiles àservir.
BOULEVART , signifioit au-trefois un bastion. On ne s’en sertplus en terme de guerre ; mais ilse dit encore des Places fortes quicouvrent tout un pays , & qui endéfendent rentrée aux ennemis.
Lor que les Romains vouloientbattre une Place , ils faifoient éle-ver des boulevarts aux environsdes murailles , qui avoienc quatre-vingt pieds de hauteur , & troiscens de largeur , fur lesquels onbâtissoit des tours de bois ferréesde tous les côtés qui cominan*doient aux remparts, Sc d'ou lesassiégeons jettoienr fur les assiégésdes pierres , des dards , des feuxd’artifíce > pour faciliter rapprochedes béliers & des machines pro-pres à prendre les Places.
BOULINE, terme de marine,est une corde amarrée vers le mi-lieu de shaque côté d’une voile,Sc qui sert à la porter de biaispour prendre le vent de côté ,quand il faut ferrer le vent » oucourir au plus près du vent ; c’est-à-dire , prendre {'avantage d’unvent de côté , lorsque le vent ar-riéré & le vent largue manquent-pour faire le cours qu’on se pro-pose. Haler les boulines , c’est ti-rer & bander les boulines , asmque le vent donne mieux dans îavoile pour couiir près du vent.
BOULINE de revers , est cellede deux boulines , qui est fous ;event , ÒC qui est larguée. Largues