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Tome premier.
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óôte : & le bref dfi.victuaille , qui 'donne la liberté d’acheter des vi-vres.

Le mot de briefs est: Pancien &véritable terme , dont par cor-ruption on a fait brieux. Le Tarifde 1565. enregistré en la Cham-bre des Comptes de Bretagne , &tous les Tarifs précédens mettentloujours briefs , & jamais brieux^quoique dans le langage ordinaire,on dit, parler aux Hebríeux, pour,obtenir ces brefs.

BREG 1 N : C’est une espeee defilet en usage sur la Méditerranée ,dom les mailles font fort étroites.II est attaché à un petit batteau ,& on le traîne fur les sables.

BREQUÍN , vilebrequin, ou-til de Charpentier , pour percer lebois ou la pierre tendre.

BRESSIN ou g uinderejfe , termede marine : C’est un cordage quiferra isier &à amener une ver-gue , ou une voile.

* BRETELER en Architecture ,c’est dresser le parement d'unepierre, & regratter un mur avecun outil à dents, comme la laye ,le riflard , la ripe.

BRETEURS: Quoique ceterme ne soit pas militaire &qu’il paroisse ne devoir pas avoirrang dans ce Dictionnaire, cepen-dant je Py place pour dire que lesBreteurs, quíétoient plus en vogueautrefois qu'iîsne le font à présent,sont regardés aujourd'hui commela lie & le déshonneur des trou-pes , & toujours les premiers àlâcher le pied dans les occasions.

Deux ou trois Breteurs , aurapport du Chevalier Folard ,faillirent à soulever toute la gar-nison de Saint-Omeren 1710. Oncraignoit le siège de cette Ville ,& cependant il étoit du plusieurspayes. Le Marquis de Goeibriandtzui commandait dans cette Place,

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ne fçavoit par quel bout s'y pren-dre : certains discours lâchés malà propos & publiquement par cer-tain Officier beaucoup plus à sotvaise que les autres, qui n’avoientque leurs appoinremens pour touteressource » donnèrent sujet de ré-flexion à ce$ trois Breteurs qui nemanquerent pas d'en faire part àleurs camarades,qui s’asièmhlerenten grand nombre en dissérens en-droits de la Ville , criant touthaut, qu’ils voyoient bien qu’oncherchoit à les faire périr de faim& de mifere en attendant que sen-ne mi prêt à les assiéger > achevâtle reste : qu’on débutoit trop bien,pour ne pas voir qu’ils seroientencore plus maltraités , íì la Placeétoit une fois attaquée.

Comme on craignoit par milleautres discours, dont on étoitaverti, qu’ils ne pillassent la Ville,on leur lâcha quelques Officiersprincipaux, qui apparièrent, Sccalmèrent les esprits des plus sé-ditieux, rassurèrent les autres quichanceloient > & l’argent étantvenu fur ces entrefaites il n'eiïfut plus parlé. Je ne sçais , dit M,Folard , si on n’eût pas mieux faitde faire un exemple des trois Bre-teurs ; rien n’étoit plus aisé quede s’en défaire. Mais comme onnepayoitpas fort régulièrement ,on craignoit que îe remede ne fûtpire que le mal. On fît même sem-blant d’ignorer le nom des Au-teurs de rémeute. Ce parti dansde semblables conjonctures est tou-jours le meilleur & le plus prudent.Voilà de quoi font capables lesBreteurs dans un corps de troupes »comme cet exemple le fait voir»BREVET: Lettres du Roi, oticommission en vertu de quoi toutOfficier s’acquíte de la charge mi-litaire à laquelle il a été reçu., Depuis le Cornette ou Sous-Lie»*

Riv