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S’aîrain & de potin , dont on fonden cire perdue les figures de bas-relief, & Jes ornemens.
BROU: C’est l’écorce qui estfur íe coco , qui a environ troisdoigts d’épaisseur. On peut mettreses fibres en corde. Les Siamoisqui n’ont point de chanvre fontleur cordage de brou de noix decoco , Sc ia plupart des Peuples deTAíìe, del'Afrique, de PAmeri-que,& des terres Australess’en ser-vent au même usage.
BROUETTE , personne n’enignore la figure. A la guerre elle«st néceflaíre pour le transport desterres. Mais celles dont le Mineurse sert sont montées fur quatreroues , Sc Ton y attache deux cor-des , Tune devant, &Paurre derriere , qui fervent à la tirer jus-qu'à Pentrée de la galerie p ;ur Lvuider , Sc la retirer ensuite pourla remplir. II y a deux hommes quifervent à vuider & à remplir iabrouette . * Le Roi de Prusse en1757. fait une punition en Sax<contre des Baillis de cet Esectorat.
BRUINE : C’cst une petite pluiecomposée de gouttes très petitesces gouttes font causées par Pair ,qui étant médiocrement échauffé ,supplique au-deilòus d'une nue sonlansiée.
BRULOT, est un vaisseau oùTon a préparé des compositionsbrûlantes , & des machines à feu .qui doivent faire leur effet fur ur.vaìffeau ennemi, lorsque le Irulo:ayant pris Pavantage duvent, s'estattaché par des grapins au vaisseauqu’il veut brûler. II y a des gra-pins au bout de ses vergues.
On attribue Pmvenuon de cessortes de bânmens aux Modernes:cependant il y a quelques exemplesque les Anciens s'en font servis.Appien nous apprend que Cartbaion brûla un» partie áe la floue
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dés Romains , qui venoient Eurele fiége de Carthage. Ce fut lansdoute avec des dards & flèche*enflammées , appellées malleolì.Maisiìya fort peu d’exemples deces fortes de faits chez les An-ciens : car il n’est pas difíìcile auCommandant d’une flotte de s'cn>pêcher d'être surpris , & d'ctrebrûlé , & de se garantir du piège.Si Cenforinus vit une partie de lafloue brûlée » c'est que le teins «qui ne pouvoit que lui être con-traire , rendoit ses manœuvresinutiles , Sc presque fans effet.
On voit cependant dans Homè-re une flotte brûsee. C’est Hectorqui fit le coup ; il mit le feu àla flotte des Grecs, qui étoit ài’ancre , & fans le secours de Pì~magínatíon du Poète, qui, com-me le dit le Commentateur dePolybe , a toujours un Dieu & uneDécile de réserve pour les grandsbesoins , il tût consumé Sc détruitx tout. Hector se servit de starn-leuux pour cette entreprise , ScHomère n’eut besoin, que de sesmachines ordinaires, de ses DieuxSc de ses Déesses , pour éteindrecet incendie. Mais un autre exem-ple qui n’est pas poétique, c\ítune partie de la flotte de César ,qui étoit à la rade de Leptis. Va-rus qui eut avis que les gens demarine étoient alìés dans la pla-ce acheter des vivres, partit duPort d’Adramete fur la secondeveille de la nuit, Sí brûla tous lesvaisseaux de charge , qu’il trouvaéloignés du Port, avec deux ga-lères à cinq rangs, qui étoient lansdéfense.
Les brûlots dont on se sert au-jourd’hui , sont de vieux bâtimentchargés de feux d’artifice » Sc demaneres combustibles , que l'onaccroche aux vaisseaux ennemis.
, 11 y en a aussi qui appellent ua