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feur décharge , par le moyen des 'traînées de poudre , s'ouvrenr toutà la sois. A Pavant sous lebeaupré , il y ’a un bon grapinqui pend à une chaîne , & un àchaque bout de chaque vergue ; &chacun de ces grapins est amarréà une corde , qui paíîe du lieu oitils sont , tout le long du bâtiment,& va se rendre au gaillard d’ar-riere , à Pcndroit où se tient letimonier ; laquelle corde , aussi-tôt que le brûlot a abordé le vais-seau , le timonier doit couper,avant que de mettre lefeuauiru-lot. II faut faire ses efforts pouraccrocher le navire ennemi parPavant, Le non par les côtés.
On arme les brûlots de dix oudouze hommes - qui ont la doublepaye, à cause du danger qu’ilscourent,&de quelques passe-voîans,pour faite montre seulement ,hormis à l’arriere , où il y a deuxcanons de fer , pour se défendrecontre les chaloupes,& les canots.
Quand on construit des brûlotsde bois neuf, on y employé quedu plus chétif, du plus léger , &où le feu peut prendre plus aisé-ment. Les brûlots se tiennent or-dinairement aux côtés des grandsnavires, pour les secourir en casde besoin,
BRUME , est un brouillard demer. Quand la brume est tropépai/lè , pour empêcher que lesvaisseaux d’une Botte nes’écartent,ceux qui portent pavillon , tirent àchaque horloge trois coups dc ca-non , les autres vaisseaux sonnentla trompette » ou battent la caiíïè.C’est pendant les brumes , quandles flottes ennemies font en pré-sence , sans être vues , que chacu-ne a lieu u’appréhender les brû-lots : aussi se tient-on prêt pourle combat , & fait-on semer sur le£Gm de la cendre & du sel pour
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combattre de pied ferme & ne par
gliflèr.
On dit que le tems est embru-mé , quand Pair est couvert d©brouillard; & fur la mer , que dansla brume tout le monde est Mate-lot , parce que dans le tems d’unbrouillard épais chacun dit sonsentiment.
BRUSQUER une attaque ;C'est commencer l'ouverturc de latranchée par la tête, c’est-à-dire ,par les premiers travaux de la Pla-ce , travaillant après en arriéré ,jufqu’à ce qu’on ait fini par laqueue.
BRUSQUER une Place : C’estlorfqu’au heu d’ouvrir la tranchéedc loin , on commence par insul-ter les dehors , ou se loger sur lacontrescarpe, travaillant après enarriére > jusqifà ce qu’on ait finipar la queue.
Ces sortes d’entrcprises ne peu*vent réussir, que lorsque la garni-son est très-foible; que les défen-ses de la Place font en mauvaisétai ; que le front attaqué est fortétroit ; que les dehors, sùl y cn a ,lbnt à foslës secs ; qu’il s’en trouve,qui font commencés , & non en-core achevés ; que les glacis nefont pas rasés du corps de la Placezqu’il n’y a point de palissade , onqu’elle est mal plantée ; enfinqu’ily a au-delà du glacis, quel*que haie , rideau > ravin , enfon-cement 3 maison , jardin , clos,fossés , &c. qui puifïènt faciliterles travaux, & les communica*tions aux logemens du glacis.
* Telles sont les observationsles plus essentielles , qui détermi-nent les cas où Ton peut brusquerune Place.
II y a encore d’autres circons-tances dans lesquelles on peut nepoint balancer ; par exemple , frentre une Place & une avenue ex-