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Tome premier.
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'clfcr de sauver le vaisseau paf cemoyen.

CALE , est aussi un lieu fait ensalut, où l’on monte , & d’ott l'ondescend sans marche. Ce mot sedit encore d’un plomb , dont onse sert à faire enfoncer i’hameçonau fond de l’eau , dans la pêchede la morue. C’est encore un mor-ceau de bois que les Charpentiersmettent entre deux pìeces de boisasm d’en remplir le vuide . & deles presser , & qui sert aussi à leshausser, & à les tenir fermes.

CALE, ou ejïrapade marine :■C’est un supplice ordonné aux trou-pes de mer &, aux gens d’un équi-page , quand ils font convaincusde larcin, de jurement, ou derébellion. Elle se distingue en caleordinaire , & en cale sèche.

Pour donner la cale , on con-duit le criminel vers le plat-bordau-dcíîòus de la grande vergue ,te on le fait asseoir fur un bâtonqui est passe entre ses jambes. Cebâton est attaché à un cordage quiva répondre à une poulie suspen-due à un des bouts de la vergue.Le criminel empoigne le cordagepour se soulager autant qu’ii estpossible , tandis que trois ou qua-tre Matelots viennent islèr cettecorde de toute leur force , jusqu’àce que Je patient soit guindé à lahauteur de la vergue. Alors ils lâ-chent tout à coup Je cordage , &précipitent le coupable dans lamer.

Le plus souvent pour rendre lachute plus rapide , on lui attacheun boulet de canon à ses pieds ;les Matelots le guindent encore ,& le laissent tomber autant de foisque la sentence le porte. Ce quine se passe gueres que cinq fois.

La cale fiche , est ainsi nom-mée à caule que le patient neplonge pas dans la mer , parcs

qu'il est suspendu à une corde ra-courcie , & qui ne descend qu’àcinq ou six pieds de la surface dePeau. Le supplice est rude , & vaà tordre les bras.

CALE, ou calìngue , est unabri fur le côté , derriere la hau-teur d’un terrein , propre à tenirde petits bâtimens k couvert desvents & des flots.

CALE - BAS , ou carguehas ,est un cordage pour les vaisseaux,amarré par un bout au racage defun des pacsis, & par l’autre boutà un arganeau qui est au pied dumât, pour aider à guinder & àamener les vergues des pacsis.

* CALER., en architecture :C’est pour arrêter la pose d’unepierre, mettre une cale de boismince , qui détermine la largeurdu joint pour la fícher.

CALER les voiles , est ame-ner ou abaisser les voiles avec lesvergues, les faisant courir le longdu mât. Le mot amener les voi-les , a décrédité celui de caler lesvoiles.

CALFADER, ou calfater ;C’est boucher les fentes des join-tures & le débris du bordage » oudes membres du vaisseau , avecdes planches , des pieces de bois ,des plaques de plomb , des étou-pes , & d’autres matières propresà tenir le corps du bâtiment sain -étanché & franc d'eau.

C A L F A S , ou calfateur , estun ouvrier dans la marine , qui afoin de donner le radoub aux vais-seaux maltraités , & quiscir &cmatin , examine le corps du bâti-ment, pour voir s’il se fait quel-que voie d’eau, & l'arrêter. II aparticulièrement Pceil sur l’étrave ,

& sur ler courbes d’éperon, quifont les endroits du vaisseau lesplus exposés aux accidens de îamer, Le mot de calfas signifie

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