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plus tortes pièces de Pancienne :façon, quoi qu’on les charge aveclin tiers moins de poudre. Cespièces ont encore un avanrage ,c’est qu’étant moins longues queles pièces ordinaires , elles fontmoins pesantes , plus aisées àtransporter , & leur service pluscommode ; mais le grand effortqu’y fait la poudre , cause souventdu désordre. Ces canons sontiujets à prendre feu., à sauter surleurs tourillons, à rompre leursaffûts, à érafler leurs embrasures ,Sc k crever, lorsqu’ils font échauf-fés. 11 y en a qui pour remédier àces inconvéniens » pratiquent dansces sortes de canons une chambretaire en forme de poire.
II n'y a rien de plus importantque le bon usage du canon dans unsiège ; mais il est très-rare d’envoir qui soit bien servi , Sc enco-re plus , qui ajuste comme il de-vroit.
On s'étonne avec raison de l'iné-gaiité de ses coups , Sc de leurpeud’effet: mais peu de gens envoient le défaut. 11 est cepen-dant très-vifible, puisqu'il ne pro-vient que de la mauvaise construc-tion des plates-formes & de Piné-galité de la charge qu'on lui don-ne. Pour tirer plus juste , il fautfaire ces plates-formes complettes,solides , & non pliantes ; chargercomme il est proposé pour les bat-teries à ricochets ; observer lestoups qu'on tire , Sc quand on au-ra bien ajusté, les marquer fur lecoin de mire & fur la semelle, Screcharger de la me me maniéré ,tantqu’il y aura de la même pou-dre. Quand les barils fur lesquelson se fera réglé seront vuides, ilfaut examiner de nouveau les pre-mières charges , dont on se servi-ra. II est sûr que tant qu’on char-çfra de la même poudre , les
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coups ajusteront incomparable-ment mieux.
Les canons montés surcîes affûts& des rouages , sont élevés deterre d’environ trois pieds, Sc lesroues toutes ferrées font en touthautes de cinq,
C’est pendant la guerre des Véni-tiens contre les Florentins dans îequinzième siécle , que l’invemionde faire rouler TartiHerie en cam-pagne , fut trouvée par le GénéralVénitien.
Lorsque le canon marche encampagne , outre les instrumensnécessaires au service du canon ,Sc qu’on doit avoir doubles , on aencore besoin de chevaux, de char-rettes , Sc autres voitures propre*pour le tirer , Sc porter ses muni-tions ; il y a pour le service dechaque canon deux Canoniers Scsix Soldats.
Dans les Places , le canon s'ar-range pour l’ordinaire k la droite& à la gauche de la cour d’un Ar-senal , les pieces d’un même cali-bre ensemble , tourillons contretourillons , Sc l'on met des chan-tiers fous les culasses , asin que lavolée soit en bas, Sc qu’il n’y restepoint d’eau dans l’ame.
Les pieces qu’on laisse fur lerempart doivent être placées demême ; car fans une nécessité bienpreílàme , on ne laisse aucunseffets que ceux qui font hors deservice,L qu'on y veut laisser ache-ver de pourrir.
Cependant il y a toujours dansune Place une piece chargée . ap-,peJlée piece d 'alarme , pour la ti-rer la nuit en cas de nécessité.
CANON, se prend aussi pou*Partillerie.
On dit : Prendre le canon Sc lebagage des ennemis»
CANON , se dit encore de lapartie des mousquets, fusils, ca-