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Tome premier.
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fe toile ont cette incommodité , 'quuls laissent presque toujours quel-que lambeau , accroché au métal derame de la piece arec du feu ; cequi a souvent causé de fort fâcheuxeccidens , & ordinairement cesfortes de malheurs arrivent, quandon est près de {'ennemi & pressé ;çar quand il faut servir une piece ,les Canoniers négligent d’écouvil-lonner. La nouvelle gargouge ,que l'on iourrc dans la piece , ren-contrant ce papier, ou cette toileallumée , prend feu , A en ressor-tant de la piece , brise avec lahampe de la lanterne,ou de l’écou-\ilion , les bras Se les jambes deceux , qui chargent, & les tue fortsouvent,

Lorsqu'onest obligé de se servirde papier , ou de toile dans l'occa-lion , il ne faut pas oublier d'écou-villonner à chaque coup , & avecdu parchemin , il faut le faire detrois coups en trois coups.

La longueur des gargouches doitêtre de quatre calibres de la piece ,où elles devront servir, dont undemi - calibre servira à fermer lecul , & un autre pour fermer ledellùs » quand la poudre y sera »qui doit être la charge ordinaire ducanon. Celles de parchemin nedoivent faire qu'un tour avec unpeu plus de largeur pour la coutu-re : il faut les tremper dans le vi-naigre , afin de les coudre- plusfacilement. A celles de toile , lalargeur de la couture doit être endedans de îa gargouge , & lesourlets froncés avec de la ícel-2e.

On peut à ces gargouges de toi-le laiíTèr deux calibres de plus,au-dessus de ce qui est froncé ,étant pleines de poudre. Cela serta y mettre des balles de plomb ,ou de la mitraille , le tout bienfermé ; on en peut faire autatu

avec le parchemin , & alors elleff^se nomment cartouches. Elles sonbonnes pour tirer promptement *

& de près.

Quand on peut avoir des car»touches de fer blanc , elles valentmieux , elles portent plus loin »elles ont de longueur un calibredemi-quart , & le diamètre » com-me les gargouges. Lorsqu'on arempli la cartouche de balles à lahauteur d'un calibre , Ton y faitentrer un tampon de bois , longd'un demi-calibre , fur lequel onattache avec des clous le bord de lacartouche. En les fourrant dansl'amedes pìeces , il faut prendregarde que le côté du tampon soitmis le premier dans la piece.

L'on fait encore des cartouchesen pommes de pin : c'est un bouletde même fer que les autres , quifait le noyau de la cartouche . Safigure est en pyramide ronde ; labase est égale au calibre d'un bou-let proposé pour la piece avec la-quelle on voudra le tirer : sa bau-»teur est d'un calibre & demi. Onle trempe dans de la poix goudron?née ; ensuite on le roule fur desballes de plomb , & quand il estbien couvert de balles de plomb,on le trempe dans le même gou-dron, après quoi l'on peut s'etiservir en poussant le gros bout de-vant dans la piece.

Mais les cartouches de fer blancvalent mieux fur terre , & coûtentmoins de tems à faire : les pom-mes de pin font bonnes pour tirerfur mer ; car outre que les bal-les , qui y font attachées , en s’é*carrant » blessent bien moins degens fur le grand pont , le noyaufait encore bien du fracas , où iltouche.

On peutauífí remplir les cartou*ches de fer blanc de toutes sortesd'especes de ferrailles. Quand on