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intérieure , sur laquelle 1c feu agît 'peu à peu Sc la perce ; la fusée cel-le de monter dès qu’il s’est fait unjour : ainsi lorsqu’on voit une fu-sée qui ne monte qu’au tiers ouaux deux tiers de fa hauteur , c’estqu’elle a gravé : si l’on en ramassele cartouche , on le trouvera per-cé, & même quelquefois de plu-sieurs trous.
CARTOUCHES, ou formulesde congés militaires. Par une Or-donnance du Roi du 2. Juillet
1716. il est défendu à tous Offi-ciers de ses troupes , dc quelquecaractère qu’ils soient , sous peined'êtrecasies , de donner des con-gés , soit absolus , soit pour unteins j quand même ce nc íeroitque pour un jour » áaucun Cava-lier , Dragon - ou Soldat de sestroupes lur du papier ordinaire ,ou fur leurs simples signatures ;il eít pareillement défendu auxditsCavaliers, Dragons & Soldats des'en servir, à peine d’être puniscomme Déserteurs.
Sa Majesté veut que tous congés,fans exception , soient écrits dansle blanc des cartouches imprimées,qu'ellea fait adresser aux Majors &Aídes-Majors de ses régimensd’Infanterie , de Cavalerie, & deDragons , & scellés du timbre,ou cachet, qu’elle a fait faire pourchacun desdits régimens ; lequeldoit toujours rester avec les exem-plaires des cartouches impriméesès mains desdits Majors ,Sc Aides-Majors, & en leur absence auxOfficiers chargés du détail.
Par un Edit du mois d’Aout
1717. enregistré au Parlement deParis le 26. dudit mois , le Roi afait défense à tous Graveurs , im-primeurs , libraires & autres , degraver, imprimer, vendre & dé-biter des formules » & cartouchespareilles 4 cclioe que Sa Majesté a
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faît graver pour les congés Mili-taires , à peine des Galères perpé-tuelles.
* CARTOUCHE, ou cartel, enArchitecture, est un ornement deSculpture , fait en maniéré de ta-ble avec enroulement pour y pla-cer des inscriptions , ou armoi-ries.
CARTOUCHIER, est unees-pece de petit coffre de bois cou-vert de cuir, que le Soldat portedu côté droit & où il met ses car-touches , ou charges de fusil pré-parées au nombre de dix-huit ouvingt.
* CARYATIDES : C’cst ainsiqu’on nomme , cn Architecture ,des sigures de femmes qui serventà la place des colonnes pour por-ter les entablcmens. En voici so-rt gine selon Vitruve » Livre i.chap. 5.
Les Habitans de Carye, Villedu Péloponèse , sc joignirent au-trefois avec les Perses, qui fai-soient la guerre aux autres peu-ples de la Grecs, & les Grecsayant par leurs victoires glorieu-sement terminé cette guerre , ladéclarèrent ensuite aux Caryatss»La Ville de ces derniers ayant étéprise & ruinée, & tous les hom-mes pasiés au fil de î'épée , lesfemmes furent emmenées capti-ves. Pour les traiter avec plu»d’ignominie » on ne permit pasaux Dames de qualité de quitterleurs robes accoutumées , ni au-cun de leurs ornemens, asitj que-non feulement elles fuslènt unefois menées en triomphe , maisqu’clles eussent ìa honte de s'y voiren quelque façon menées touteleur vie , paroisiànt toujours aumême état dans lequel elles étoientle jour du triomphe , & qu’ainsielles portasiènt la peine que leur\ Ville avoit fljéricéç, Qf pour i^is-