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tharhtm , on l’étouffc avec «n ba-lai » sans y jetter n'eau. Ce char -bon est trcs-léger , & on le meten lien ou il soit toujours sèche-ment,
* CHARDONNET. Aux éclusesbusquées , dit M. de Belidor , onpratique dans chaque bajoyet unrenfoncement pour loger un destartans de fa porte qui y répond.Pour cela il y a une des extré-mités de ce renfoncement qui estarrondie , où fe logent la crapau-dine &, le montant de repos , furlequel la porte tourne ; Sc c’estcette partie ainlì arrondie qu'onnomme chardonne. C'eiì pour-quoi le montant qui cn occupe lacapacité , fe nomme aussi montantde ckardonnet .
* C H A R D O N S : Ce font despointes de fer en maniéré dedards , que l’on met fur le hautd’une grille , ou fur le chaperond'un mur, pour empêcher de pas-ser par-dessiis.
CHARGE de mine . On char-geoit autrefois la mine avec desbarriques pleines de poudre > qu'onarrangeoit dans les chambres , enrompant quelques douves , Sc ré-pandant de la poudre entre-deux ;mais comme cette maniéré étoitfort incommode , & ne donnoitpas aílcz de facilité au prompt em-brasement des poudres , si néces-saire cependant pour faire pro-duire à la mine un grand effet ,on s'avisa de charger avec dessacs pleins de poudre» que le Mi-neur fendoit avec un couteau pourles ouvrir, jettam en même teinsde la poudre entre-deux.
Quoique cette méthode futmoins incommode, & valût beau-coup mieux que la précédente , onen a cependant imaginé aujour-d’hui une troisième , qui doit fansdoute lui tue préférée par i'unton
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plus ferrée des poudres qu'elle pro-duit : ce qui les met en état defaire un plus grand effet.
Or. met dans le bas de la cham-bre un plancher de madriers, furlesquels on jette un lit d’un pouced’épais , qu'on couvre de sacs \ ter-re vuides , de peur que la poudrene prenne l’humidité. On jettefur ces sacs la poudre destinée kla charge , dont on ne fait qu'unseul tas , Sc pour empêcher qu’elîene touche aux côtés de la cham-bre , on les garnit tout autour depaille Sc de sacs à terre.
Quand on a mis la poudre suf-fisante , l'Officier, Sergent ou Ca-poral , qui a le soin de la charge »y enfonce !a saucisse bien avantdans le milieu » Sc l'arrete par unecheville plantée à terre , pour em-pêcher qu'on ne l’arrache en latirant par l’autre bout » ou que laviolence du feu de la poudre nela dérange. Quand on l’a attachée,on couvre la poudre avec des ma-driers, Sc l’on remplit l’espace quireste entre ceux-ci & ceux duplat-fond avec une maçonnerie defumier , après quoi on ferme feu-trée avec de gros madriers jointsensemble Sc bien acontrebuttés ,maçonnant les vuides avec desmoëlons » du bois, & du fumier »qui tient lieu de mortier.
On traverse en plusieurs endroitsla galerie de semblables madriersbien soutenus , remplissant tou-jours les vuides de la maniéré quenous venons de dire. Quand onest arrive au premier coude ou re-tour , on le ferme avec le mêmefoin , & son continue jusqu’antroisième ou quatrième , prenantgarde qu’on ne dérange jamaisl'auget, que la sauciïïè soit toujoursbien tenue sèche , & qu’il y aitplus loin du centre de la cham-i bre à la derniere fermeture , que