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qv! contribue à la fureté & à laconservation de celui qui 1c monte.
La taille d’un cheval de guerredoit être de quatre pieds neuf àdix pouces de hauteur , en le mé-surant depuis le bas du talon despieds de devant, jufqu’au haut dugarrot. II faut qu’un cheval deguerre ait la bouche bonne , c’est-à*dire , qu’il soit léger à la main ,avec la tête assurée , fans trop d'ap*pui , qu’il soit de bonne nature ,sage , fidèle , hardi , nerveux ,d’une force cependant qui ne soitpas incommode au Cavalier, maisliante & souple. I! doit avoir i'é-peron 6n A, les hanches bonnes.II ne faut pas qu’il foie aucune-ment vicieux ni ombrageux ; carce feroit trop d'avoir son ennemià combattre Sc son cheval à cor-riger , & l’on remarque que leschevaux naturellement malins , re-tombent toujours dans leurs vicesquelque bien dresses qu'ils paroif-fent : ce qui prouve que fart leplus subtil ne peut tout - à - faiteffacer ni vaincre les vices na-turels.
Lorfqu’on trouve un cheval quia naturellcmem les qualités qu'onTient de décrire, il est aisé à unhomme de cheval de le dresserpour la guerre » en suivant les ré-glés prescrites ; c’est-à-dire , qu’a-près lui avoir donné la premieresouple fie au trot, il faut le confir-mer dans les leçons de l'épauleen dedans & de la croupe au mur,lui apprendre à tourner diligem-ment & facilement fur les volcesde combat ; ce font celles qui fefont fur un cercle étroit, la de-mi - hanche en-dedans ; le rendreobéissant au partir de la ligne droi-te des passades ; facile & aisé àfe rassembler aux extrémités de lamême ligne, pour former diligem-ment la demi-volte à çhaque mainj
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prompt & agile à fe retournerpromptement fur les pirouettes , &demi-pirouettes.
Voilà essentiellement ce qu’uncheval de guerre doit fçavoir ducôté de la souplesse & de l’obéif-lance ; mais une chose absolumentnécessaire , c’est de l’aguerrir aubruit des armes, en l’accoûtumantau feu, à la fumée & à J’odeur dela poudre ; au bruit des tambours& des trompettes, des armes blan-ches & autres rumeurs guerrières.
La méthode de faire tirer uncoup de pistolet dans l’écurie & debattre la caisse , avant que de don-ner l’avoine aux chevaux est ex-cellente , parce que cela les accoûrtume à fe réjouir à ce bruit, com-me ils font ordinairement au sondu crible. Une autre façon d’ac-coûtumer un cheval au feu & àtout ce qui peut lui faire ombra-ge , c’est de rattacher dans les pi-liers » & de lui faire d’abord voir& sentir un pistolet ; de fairejouer la batterie pour l’accoûtumerau bruit de la détente & du cli-quetis ; ensuite brûler une amor-ce, le dos tourné vis-à-vis de fatête ; s'en approcher après pour lutfaire sentir le pistolet, afin désac-coutumer à ì’odeur de la fumée.
11 faut toujours le flatter de lamain en s'en approchant ; car cen'est que par la douceur & Iescar-resses , qu’on apprivoise cvs ani-maux. Lorsqu’iì est fait à la fumée, & à sodeur de la poudre, il fautcommencer à tirer en mettant unepetite charge d’abord : on tire ledos tourné Sc un peu éloigné ducheval ; on revient après le couplui faire sentir le pistolet & leflatter. Suivantqu’il s’accoûtume ,on augmente la charge , on tirede plus près, & enfin on tire dedessus. II faut employer la mêmedo»*sur & la même patience poux
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