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Tome premier.
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îî n'est pas aisé d’en avoir , prin-cipalement des Hongrois , parceque ceux des Déserteurs font ac-cordés à nos régimens de Hus-sards ; nous ne pouvons nous enprocurer que dans les rencontres ,où nous avons le deílus. A l’égardde ceux desArdennes , il n’est paspossible que le pays en produiseassez pour remonter toutes lestroupes légeres de France, & mê-me celles de l’Empereur , qui fontdans les Pays*Bas. Pour suppléer àce défaut nous avons la Norman-die, qui en fournit de très-beaux,& de trés-bons, dont nos régi-mens se sont bien trouvés pendantla derniere guerre. On peut encorecn tirer de la basse Navarre, &de PAuvergne , mais en très-pe-tite quantité ; cette espece de che-vaux montagnards ne soutient pasfi bien la fatigue , que le chevalNormand, qui à la vérité n’est pasfi fin ni si léger.

La taille d'un cheval de troupeslégeres doit être depuis quatre piedscinq pouces jusqu’à sept ; au-dessusil seroit trop haut, & au-dessoustrop bas pour se tirer d'un mau-vais pas. II doit être muni de tou-tes les qualités , qui caractérisentun cheval vigoureux; car il esttrès-certain que son Cavalier enest plus hardi & plus entreprenant.La nécessité d’en avoir de bonspour 1c service des troupes légeresparoît encore plus évidemmentdans les occasions où il faut harce-ler & mener battant une troupefur laquelle on a le dessus , ou. faire une retraite longue & pré-cipitée devant un ennemi supé-rieur.

Le même Auteur dit que les sel-les hongroises font ce qu’il y a demieux pour la Cavalerie légere.Cette elpecede selle , moyennantune bonne couverture pliée en

quatre sur le cheval, ne le bleílfcjamais, quand il est bien sanglé*On a vu même dans la dernier®guerre des chevaux hongrois ,qui étoient restés sellés presqu®toute la campagne , sans se trouverque fort peu blesiés. Cette selle cilextrêmement légere, n’embarrafleque très-peu le cheval , ne se casseque bien rarement , &est peu su-jette à réparation ; elle .éleve sonCavalier , le soutient par devant,& le rend ferme à cheval , mêmequand il se dresse sur fes étrierspour allonger un coup de sabre. Lesselles françoifes n’ont pas lesmêmes avantages , & sont iuscep-tibles de mille réparations.

Les chevaux , par une Ordon-nance du 25. Septembre 1680.dévoient être dans la Cavalerie dequatre pieds sept pouces, ou envi-ron , & ils ne pouvoient être au-dessus de quatre pieds huit pouces,ni au-deilòus de quatre pieds sixpouces.

Par une autre Ordonnance du25. Octobre 1689. Louis XIV. in-formé que les chevaux , de la tail-le ci dessus, étoient extrêmementchers , & considérant que ceux demoindre taille subsistoient plus ai-sément , & supportoient mieux lafatigue , ordonna que les chevauxde la Gendarmerie ne pourroientêtre de moindre taille que dequatre pieds cinq pouces , ni deplus grande que de quatre piedslept pouces , que ceux de la Cava-lerie ne pourroient être au-desiousde quatre pieds quatre pouces , niplus hauts que de quatre pieds sixpouces » & que les chevaux deDragons ne pourroient être au-deílòus de quatre pieds deux pou-ces , ni plus hauts que de quatrepieds quatre pouces.

Mais par une autre Ordonnancedu 14. Novembre 1691, les Irtkh D d if