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scrva pour le$ grandes cérémo-nies feulement.
II est certain que cette troupeest la premiere , entre celles quisubsistent aujourd’hui , qui ait euThonneur de servir à cheval pourJa garde du Roi. il n’est pas moinscertain que ceux qui la compo-soient dès son institution enGardeSiétoient réellement hommes d’ar-mes , puilqu'ils en eurent dès-lors tous les attributs , qui con-sistoient principalement à avoir àleur fuite une autre compagnieconnue , premierement fous lenom d’Archers , & ensuite fouscelui de Carabins.
Cette compagnie fut d’autantplus distinguée en cc point, queces Carabins s’appelloient les Carabins du Roi. Ceux qui la com-pofoient étoient donc hommesd'armes , & Chevaux-Légers denom feulement,puísqu'aucune com-pagnie de Chevaux-Légers n’avoitjamais eu de Carabins à fa sirre.
On assure que Louis XIII. offrità cette compagnie de prendre lenom de Gendarmes de fa Garde ,& de laislèr celui de Chevaux-Lê-gers à la nouvelle compagnie d’or-donnance , qui avoit été créée en1609. pour fa garde , lorfqu’ii n’é-loit encore que Dauphin , laquellecompagnie est aujourd’hui celledes Gendarmes de la Garde duRoi, & l’on ajoute que les Che-vaux-Légers refusèrent cet avan-tage , pour conserver un nom ,fous lequel ils s’étoient acquis unehaute réputation.
Mais il faut croire que si cettecompagnie en usa ainsi , c'est fansdoute qu’ellc ne croyoit pas quecette différence de nom, lui pour-roit faire perdre le rang , que sonancienneté lui donnoit naturelle-ment , fur celle qui iVétoit à la,
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Garde du R? i , que long-temíaprès qu’elle étoit en possession dcce service.
Cependant comme dans tousles tems les compagnies , fous lenom de Gendarmes, ont eu )c pasfur celles des Chevaux-Légers,ce mot Pemporta dans la fuite,dc forte que malgré les représen-tations que ces derniers purentfaire » le Roi s’en tint à donnerle pas aux autres. On ajoute en-core que les Officiers des Cl re-vaux-Légers s’étant plaints de cepasse-droit, le Roi pour finir lescontestations, qui pourroient sur-venir entre ces deux compagnies,caíîa ceUe des Chevaux Légers »Sc la rétablit en même tems, pourdonner le pas à l’autre , qu’ilassectionnoit davantage , & qu’ilvouloit décorer, parce qu’elieavoitété à lui étant Dauphin.
La compagnie des Chevaux-Lt •gérs de la Garde ne fut cotnpoléeque de cent Maîtres , commandéspar un Capitaine , un Lieutenant,un Cornette , & un Maréchal desLogis. Elle fut dans la fuite aug-mentée , & mise fur le pied , oùelle est aujourd’hui, en reconnais-sance dc la singulière fidélité qu’el-le avoit marquée dans tous lestems, & particulièrement dansceux de troubles, & dc guerresciviles , pendant lesquels elle de-meura inviolablement attachée àla personne & au service des Rois.
La même considération leur pro-duisit encore Thonneur de jouirde tous les privilèges de la No-blesli* , leur vie durant, âpresavoir servi trois années feulementdans ce corps , Sc cet avantage kurfut accordé pour leur$veuve<;i^ enont joui jufqu'en 1610. que LouisXIII. par son Ordonnance, vou-lut qu’ils cusiènt vingt années deservice , pour acquérir le droit