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Tome premier.
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mande ?aux deux autres, qui luifont subordonnés.

L’ORTA-CHIAOUS est le se-cond,& a le troisième sous ses or-dres. Ils ne font Capitaines ni l'rmiu sature : mais leur emploi est defaire exécuter les Sentences desCapitaines contre les Soldats cou-pables. Car les Soldats ont le pri-vilège singulier d’être jugés parleurs propres Officiers. Ces deuxOfficiers doivent encore faite ob-server Tordre des marches à tou-te {'Infanterie , Sc principalementîoríqu'eìle pasiè devant le Géné-ral : {'Ortci'Chiaous doit saluer lepremier avec les mains jointes.

CHICAÌ 3 AUT , ou CHICAM-BAÚT , terme de marine : C’estune longue & grosse piéce de bois ,vers Tavant d’un petit bâtiment,pour lui servir de poulaine ou d'é-jperon.

CHICANER le vent : C’estprendre le vent en louviant,enfaisant plusieurs bordées, tantôtd’un côté tantôt d'un autre.

CHICANES defojfê. Les chi-canes de fossés secs ne font pascommunes ni chez les Anciens ,ni chez les Modernes. Outre qu’el-les demandent un courage intré-pide de la part des assiégés , ilfaut y ajouter encore une très-grande intelligence & Tesprit in-ventif, qualités très-rares. Noschicanes les plus ordinaires nefont que de vigoureuses sorties ,telles que celles que fit en 1743.M. le Maréchal de BrogIie,qui obli-gea le Prince Charles de Lorrainede lever le siège de deyantPrague.

Pour les chicanes les plus ordi-naire* des Anciens dans leurs fos-sés, elles étoient d'aller par gale-ries de la Ville fous le comble-ment d’oìi ils tíroient les ter-res & pratiquoiem dessous uneou plusieurs chambres, 8c Ton j

érayoít les terres par des bois dc jbout, & après les avoir remplies ’de bois lec , &. de matières com-bustibles , on y meteoit le feu » &les terres s'afiaiiiôient tout d’uncoup ; jes machines qui étoientdessus , s’enfcmçoient avec lesterres , Sc se renversaient clans le1 fofië avec un fracas épouvantable, ì8 c ce feu souterrain s’échappantpar les ouvertures , fe prenoit auxmachines ; ce qui étoit toujourssuivi d’une grêle de traits, & deflèches enflammées > & d’une for- !ue tout en même tems. j

On choisissoit la nuit pouf ces |sortes d’entreprifes, qui est le temsle plus commode r Sc le plus fa-vorable.

CHIORME > est la bande des .Forçats & des Bonavogliers, ouVolontaires , qui tirent la ramedans une galere.

* CHIROLE , i/t?ye{ BALON,espèce de Brigantin.

CHIRURGIEN. Dans les Hô-pitaux du Roi, par l’Ordonnancedu 22, Novembre 1728. ie C 7 ii-rurgicn-Major doit faire la vilìtetous les jours dans la salle desBlelîës , & faire toutes les opéra- -rions dé conséquence , sans lesconfier aux Garçons Chirurgiens, ;à qui il est défendu de faire aucu-ne incision , & de changer aucunremède , que par son ordre. U 2foin qu’il ne manque rien aux bles-sés , de ce qu’il leur a réglé, &il goûte aux bouillons, & aux au-tres alimens. j

II panse, ou fart panser succes-sivement les blefiés autant de foisqu’il est nécessaire , deux foispar jour les plaies considérables ,

&, les autres au moins une fois parjour. II ne commence le pansementque lorsque les appareils font prêts. |

11 commande chaque jour unChirurgien de garde , qui * f° uSpeine