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Tome premier.
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Pair marin , par les peines qu’onsouffre souvent, 8c par le peu decommodités , 8c de moyens qu’onL de soigner sa personne.

Le flux de sang est aussi beau-coup à craindre * & il régné sou-vent , ou se fait sentir dans lesvaiflèauXv C’est quelquefois la gran-de chaleur * qui le donne : quel-quefois c’est la quantité de fruitsqu’on mange . quand on en trouve.II se forme encore des hydropisies,& on y est attaqué de fièvres chau-des , qui font causées par des ventsde terre très*mal sains. Si lesvoyages font de long cours , &dans les pays chauds > il s’engcn-dre des vents dans les jambes. UnChirurgien doit principalementêtre pourvu de médicamens con-tre ces sortes de maux.

Pendant le combat le Chirurgiense tient dans la cuisine * ou dansla dépense* parce qu’il y a plusd’espacevuide qu’ailleurs. D'abordon porte les bleílës dans la dépen-se , d’oii on les paíïè dans la cuisi-ne chacun à son tour , pour lesmettre entre les mains du Chirur-gien , lorsqu’il y est , par une fe-nêtre* qui est dans le fronteau quisépare la cuisine de la dépense , &par laquelle on distribue ordinaire-ment les vivres.

Le Chirurgien va se mettre unefois le jour devant le grand mâtfous le haut pont où les blessés ,qui peuvent marcher,viennent à lui,se font panser, & lorsqu’il vients’y placer , on l’annonce par une•forte de cri, qui est destiné pourcela. On choisit dans un vaiíïèaula place la moins sujette aux ébran-lemens » que cause le mouvementdont il est agité, 8c l'on y metle coffre du Chirurgien. Pendantle combat il tient ses fers au feu ,& tous ses onguens auprès de lui.II est obligé de panser sans au-

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eun salaire toutes les blessures Jque les Matelots se font à la ma-nœuvre du vaisseau , aussi-bienqu'au combat. Lorsqu'ii y a un Mé-decin à bord, le Chirurgien estobligé de le consulter, 8c de suivreson avis. Comme il ne se donneguères de combat, qu’il n’y ait enmême temps plusieurs blessés, ecn’est pas trop qu’il y ait deuxpremiers Chirurgiens & deux se-conds fur un navire de guerre,

& on le pratique ainsi le plus fou* jvent.

*CHLAMIDE, on nomraoitainsi Thabit militaire des anciensRomains, qui étoit pour les Pa.triciens pendant la guerre, ce quela Toge étoir pendant la paix.

CHOPINE , pot de pompe ,terme de marine. C’est un petitcylindre , qu’on arrête dans lecorps de la pompe , un peu au*dessus de i'endroit , où descendla heuse : il est percé au milieu :

& une soupape en couvre le trou,

* CHOROGRAPHIE : C’est ladescription d’un pays , comme laGéographie est la description de laterre, & la Topographie celle d'unlieu particulier.

CHOSES de la men C'est tout .ce que la mer jette sur ses bords,soit de son propre crû» soitdeídébris d’un naufrage, ou de quel-que autre accident.

CHOUQUET, Ilot ou têteisMore , est une espece de billot,taillé à peu près en quarré , & per-cé en mor toise , pour embrasser le »tenon des mâts* qu le bâton dePavillon. II y a un chouquet à cha-que brisure de mât, au-dessus desbarres cPhunes pour emboëterunmât à côté de J’autre. Le pendourdes balancines & leur branche isupérieure , sont amarrés au chou*quet-

* CHRONOMÈTRE ; C'est tz