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Tome premier.
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lancer Ic navire à seau. On lesmet à cinq ou six pieds de dis-tance.

COIN de mire : C’est un coindont on se sert pour élever la cu-lasse du canon, II sert à pointerles pieces, c’est-à-diue à les éle-ver à la hauteur où on les dé-sire.

J 1 faut qu’il soit de bois d’orineou de chêne , long de douze juf-qu’à quinze pouces , large depuissix jusqu'à huit , haut de cinq àhuit pouces par la tête, réduit àun ou deux pouces par la queue.

II y a fur les côtés une entaillepour mettre les doigts., afin de lesretirer ou avancer en pointant lespieces. On les assied fur la femelledes affûts. On y met souvent unmanche pour mieux servir , &quand on ies veut hausser , on metdesious une calle de bois , qu’onappelle le chevet du coin de ?nire.

COIN , Cuneus des Anciens ,ou Vemholon , est un ordre de ba-taille célébré dans fHistoire an-cienne. M. le Chevalier Folard ,qui penche à croire que ce n’estpas un triangle , mais un corpsfur beaucoup de profondeur & peude front , dit que les Grecs n'cnont pas eu l’inveution. Les Peu*pies de l’Aíie, & particulièrementles Juifs , le connoiííòient avanteux. 11 paroît tel dans Polybe ,Thucydide , Xenophon , Arrien ,Plutarque , &c. chez les Latins,dans César , Tite-Live & Tacite ,& plusieurs autres.

. Chez Tacite , le terme de cuneusne signifie pas toujours une figuretriangulaire , mais une cohorte ,cohors , qu’il oppose à turma 3 quiest Pescadron , avec cette dissid-ence cependant , que le mottruneus signifioit plusieurs corps«^Infanterie , rangés fur beaucoupplus de profondeur que la sparte,Tme /,

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qui n’en avoit qu'un ordinaire-ment.

Les Grecs , qui ont écrit de*guerres des Romains > fe font fer**vis du terme emholoji , lorsque lerLatins om employé celui de co-hors dans le détail des mêmes ac-tions , & surtout Tire - Live , quiayant copié presque par-tout Po-lybe , a pris souvent Vemholonpour un triangle , lorsque par cemot i’Hiítunen Grec emendoitune cohorte

Sons l'Empire de Justinien , îecoin changea de nom r on luidonna celui de tête de porc , ca-put yorcinum ; & comme le coinmilitaire t selon M. Folard , eítun terme métaphorique , qui don-ne Pidée d’un corps de troupesfur une grande profondeur & peude front, qui, comme le coin , pé-nétre & ouvre tout ce qui s’oppose àson passage, de même la tête rie porcfournit la même idée , parce quetoute la force de cet animal estdans le groin.

A la bataille de Leipsick en 163 1 ,où les Impériaux furent totaiemencdéfaits , le Grand Gustave inférades coins simples entre les briga-des de son infanterie. Cette mé-thode subsista après la mort de ccgrand Roi. Les Suédois s’cn ser-virent à la bataille d'OLdendorp en1633. & à celle de Wite-Weyr en164a. Le Maréchal de Guébriantgagna aussi celle d’Austt, en ran-geant ion armée fur une ligne de> coins simples.

* COITES : Ce font de lon-gues pieces de bois qui fe mettentlous un vaisseau pour le faire glis-ser du chantier jusqu’à seau.

COLLEGES de -VAmirautéchef les Hollandois : C’cst le nom-bre & ^assemblée des Conseillers,qui composent une chambre de l'A-mírauté dans un département pais

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